EUROCADRES et la CEC
signent un protocole de coopération
pour le dialogue social européen

 

Le jeudi 8 juillet 1999, à Bruxelles, un protocole vient d’être signé entre la Confédération Européenne des Cadres (CEC) et le Conseil des Cadres Européens (EUROCADRES).

Moins de deux ans après la conclusion du traité d’Amsterdam qui a renforcé la place du dialogue social dans la construction européenne, cet accord concrétise la volonté des cadres européens de renforcer et d’enrichir la contribution des travailleurs à la construction d’une Europe plus sociale.

Le protocole élaboré par les deux organisations de cadres prévoit :

  • l’établissement d’un comité de liaison entre EUROCADRES et la CEC,
  • la participation des deux organisations, selon des modalités à définir avec la CES, aux divers organes et processus institutionnels du dialogue social, notamment aux négociations avec les organisations patronales,
  • les principes visant à assurer une bonne coopération, chaque organisation conservant son autonomie d’expression et d’activité en dehors du processus de négociation et des questions qu’elles décident de traiter ensemble.

La signature de ce protocole a eu lieu au siège de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Cette dernière a pris note, avec satisfaction, de cet accord et s'est engagée par son paraphe, dans le cadre des dispositions de celui-ci, à associer, au nom des cadres, les signataires européens du protocole au processus du dialogue social, y compris dans sa dimension contractuelle.

Lors de la signature de ce protocole, le président de la CEC, Maurizio Angelo, a déclaré : "Parce que les cadres sont des acteurs clés du changement, il est essentiel qu’ils expriment leurs préoccupations et leurs propositions de façon autonome dans le cadre de la négociation sociale avec les organisations générales de travailleurs dont ils sont solidaires".

De son côté, le président d’EUROCADRES, Michel Rousselot, a souligné : "C’est un accord positif pour les cadres européens. Il permet de compléter leur représentation, qu’EUROCADRES assurait déjà dans le dialogue social et lors des négociations. Il est également positif pour le mouvement syndical européen, dont il renforce la cohésion"

Bruxelles le 8 juillet 1999