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17ème
Assemblée Générale de la FECCIA
à
Berlin
le
13 septembre 1997
Rapport
de Congrès
par
le Secrétaire Général
François
VINCENT
Les
restructurations
dans
les grands Groupes
de
la Chimie en Europe
La FECCIA est affiliée à la CEC

révisé
le 17 décembre 1997
REMERCIEMENTS
Ce rapport de Congrès a été
fait en collaboration avec les membres du Comité Directeur de la FECCIA et des
responsables d’entreprises qui ont bien voulu répondre au questionnaire qui
leur a été envoyé, en particulier:
pour l’Allemagne,
le Président Klaus Alberti
(VAA)
et le Secrétaire Général
adjoint, Götz von Bredow (VAA)
pour la Grande-Bretagne,
le Vice-Président Tony
Casey (AMPS)
David J. Jones d’ICI (AMPS)
pour l’Italie,
Costantino Grignaffini
(FNDAI)
et Patrizia Forcina (CIDA)
INTRODUCTION
Depuis la fin des années 80,
l’économie mondiale évolue à une vitesse accélérée. Le commerce mondial se
développe, de nouveaux pays deviennent plus compétitifs que les puissances du
G7. Le taux de croissance des pays de l’OCDE est limité et le taux de chômage
atteint des valeurs inacceptables.
Les entreprises cherchent à
tirer profit des nouvelles opportunités et, en même temps, à échapper aux
contraintes des systèmes sociaux de l’Europe.
D’une manière générale, le
droit commercial se mondialise, avec de nouvelles libertés pour les
entrepreneurs. L’OMC remplace le GATT, les barrières douanières sont
inexistantes et, pour couronner le tout, Internet permet d’avoir à domicile
toutes les informations de la planète.
Les conséquences sur la vie
professionnelle sont inévitables. Les entreprises se réorganisent et le
management doit devenir plus adaptable aux diverses situations
professionnelles.
L’entreprise du 21ème
siècle prend un nouveau profil:
son marché est mondial
ses implantations
industrielles se répartissent sur toute la planète
sa structure hiérarchique
s’aplatit
sa structure est sectorisée
et filialisée
elle développe des alliances
avec des concurrents-partenaires.
L’adaptation du management
et des cadres est une condition essentielle de réussite de l’entreprise.
La FECCIA tente d’apporter
des éléments de réponse, en analysant quelles sont les difficultés rencontrées
et ce que souhaitent les cadres pour que les entreprises soient à la fois
humaines et efficaces, car " il n’est de richesses que
d’hommes ", comme le notait déjà Jean Bodin au 16ème siècle.
1.
LA SITUATION DES RESTRUCTURATIONS DANS L’INDUSTRIE CHIMIQUE EN EUROPE ET LA
MONDIALISATION
1.1 La chimie européenne aujourd'hui :
1.1.1 Constat (1)
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L'Europe est à la fois la première zone
de production et le plus grand marché de produits chimiques du monde
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L'Europe est à la fois la première zone de production et le plus grand
marché de produits chimiques du monde. Son chiffre d'affaires en 1994 est de
l'ordre de 350 milliards d'écus (416 milliards de dollars), près d'un tiers
du chiffre d'affaires de l'industrie chimique mondiale. L'Europe est
également le premier exportateur mondial de produits chimiques, réalisant des
excédents commerciaux avec chacun de ses partenaires, notamment aux
Etats-Unis et en Asie, en particulier au Japon.
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l'industrie chimique en Europe est en seconde position,
derrière les industries agro-alimentaires
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Ces performances sur les marchés mondiaux bénéficient largement à
l'ensemble de l'économie européenne. L'industrie chimique qui fournit tous
les secteurs de l'industrie est un acteur majeur de l'industrie européenne.
En termes de chiffre d'affaires et de valeur ajoutée, l'industrie chimique
est en seconde position, derrière les industries agro-alimentaires ; elle est
aussi n°2 pour sa contribution à la balance commerciale avec un excédent de
plus de 25 milliards d'écus.
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leader mondial
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Aujourd'hui, l'industrie chimique européenne occupe donc indéniablement
une position de leader mondial. Un certain nombre de facteurs menacent
cependant cette situation :
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forte croissance des économies asiatiques
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- La forte croissance des économies asiatiques attire de plus en plus
d'investissements dans des nouvelles capacités de production. Les pays
d'Asie, y compris le Japon, constituent aujourd'hui la deuxième zone de
production pour l'industrie chimique, devant les Etats-Unis et juste derrière
l'Europe. Compte tenu de son dynamisme économique, il est probable qu'à
l'aube du XXl ème siècle, l'Asie prenne la première place.
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la croissance du PIB est insuffisante
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- En parallèle, l'économie européenne a du mal à renouer avec la
croissance. Ainsi, entre 1989 et 1995, la croissance moyenne en Europe
n'était que de 1,5 % par an. La plupart des économistes estiment aujourd'hui
que le potentiel de croissance du PIB n’excédera pas 2 % par an pour
l'Europe, d'ici la fin du siècle.
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la production chimique en Europe s'est accrue en
moyenne de 2,8 % par an contre 2,6 % par an pour le PIB, et 1,9 % pour
l'ensemble de l'industrie
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Sur une longue période, l'industrie chimique a toujours bénéficié de taux
moyens de croissance annuelle supérieurs à ceux de l'ensemble de l'industrie
et du PIB. Ce premium a cependant tendance à diminuer. En Europe, sur la
période 1980-1989, le taux moyen de croissance de la production chimique
était de 3,3% par an alors qu'il n'était que de 2,2 % pour le PIB et 1,7 %
pour l'ensemble de l'industrie. Sur la période 1985-1995, la production
chimique en Europe s'est accrue en moyenne de 2,8 % par an contre 2,6 % par
an pour le PIB, et 1,9 % pour l'ensemble de l'industrie.
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développer sans cesse de nouvelles technologies et de
nouveaux produits
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La capacité de l'industrie chimique à obtenir sur de longues périodes des
taux de croissance supérieurs à ceux de l'ensemble de l'industrie repose sur
son aptitude à développer sans cesse de nouvelles technologies et de nouveaux
produits pour créer et servir de nouveaux marchés.
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l'Europe paraît moins bien placée que ses principaux
concurrents
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- Dans son récent Livre Vert sur l'Innovation (2), la Commission
européenne estime qu'en matière d'innovation, l'Europe paraît moins
bien placée que ses principaux concurrents. La Commission souligne le
paradoxe d'une Europe dotée d'une base scientifique jugée excellente et qui
pourtant arrive moins bien que d'autres à transformer ses compétences en
produits nouveaux et en parts de marché. Ainsi en 1987, la part de l'Union
européenne dans l'ensemble des brevets européens accordés était de 50 % alors
qu'elle n'était plus que de 45,5 % en 1993. Ce recul concerne tous les grands
secteurs industriels, clients de la chimie, et la chimie n'est pas épargnée.
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La prolifération des réglementations affaiblit la
compétitivité de l'industrie européenne
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- L'inflation des réglementations nationales et européennes en particulier
en matière d'environnement, concerne l'ensemble de l'activité de l'industrie
chimique : développement et mise sur le marché d'un nouveau produit,
production industrielle, utilisation par le client final et fin de vie du
produit. Cette prolifération des réglementations affaiblit incontestablement
la compétitivité de l'industrie européenne par rapport à ses principaux
concurrents.
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Risque de délocalisation de l’innovation
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Ainsi, l'introduction en Europe de nouveaux produits chimiques est un
processus long, coûteux et très incertain du fait d'une réglementation rigide
et inadaptée. Les freins européens à la mise sur le marché de nouveaux
produits risquent de provoquer une certaine délocalisation de l'innovation
vers des zones qui lui sont plus favorables.
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panne de croissance
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En conclusion, par rapport aux autres économies mondiales, l'Europe
apparaît aujourd'hui comme frileuse: elle s'est dotée de freins pour son
avenir, elle est en panne de croissance.
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1.1.2 Ambitions pour la chimie européenne
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renforcer son leadership en Europe
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Renforcer son leadership en Europe et poursuivre un développement actif
sur les grands marchés internationaux. Depuis 15 ans, l'Europe est le
grand centre d'attraction des investissements mondiaux. Elle recueille
aujourd'hui 43 % du stock mondial d'investissements et occupe la première
place pour l'accueil de l'investissement étranger direct, c'est-à-dire
l'investissement hors de sa zone économique d'origine.
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la plupart des grandes entreprises chimiques sont
présentes sur trois continents
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Historiquement, les grands marchés de la chimie étaient essentiellement
continentaux : européens, nord-américains et asiatiques. De plus en plus de
marchés deviennent mondiaux, particulièrement pour les produits à plus haute
valeur ajoutée de la chimie fine et des spécialités. La plupart des grandes
entreprises chimiques sont présentes sur trois continents. Cela leur permet
d'équilibrer leur sensibilité aux conjonctures régionales et aux aléas des
taux de change. Cela leur permet également de bien prendre en compte les
spécificités des marchés régionaux qui sont fortes et le resteront sans doute
encore longtemps.
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1.1.3 Conditions nécessaires pour réaliser ces objectifs
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S’adapter en permanence
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Les ambitions de l'industrie chimique européenne sont donc d'abord
conditionnées par son aptitude à dégager, sur la durée, les ressources
financières nécessaires à son effort continu d'adaptation et de préparation
du futur. La pression concurrentielle et l'évolution des marchés nécessitent
de s'adapter en permanence. Il faut investir continuellement pour adapter les
outils industriels aux changements technologiques et aux évolutions
quantitatives et qualitatives de la demande. Cet effort d'adaptation est une
condition nécessaire mais non suffisante pour assurer l'avenir.
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Produire des nouveautés
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Pour mieux préparer cet avenir, il faut en parallèle investir dans la
recherche, le développement, le marketing et la production de nouveaux
produits de spécialités qui constituent l'essentiel du potentiel de
croissance des marchés des pays de la zone OCDE.
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Rester vigilant
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L'industrie chimique se caractérise à la fois par une forte intensité
capitalistique et par un effort de recherche et développement élevé. Le
montant élevé des investissements industriels et de R&D en jeu impose de
travailler sur le long terme avec une vision claire, cohérente et stable des
objectifs et des priorités. Il importe de rester vigilant pour ne pas
sacrifier l'avenir au profit d'enjeux financiers à court terme.
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La chimie est bénéfique pour l’homme et la société
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Une autre condition essentielle à la réalisation des objectifs de la
chimie européenne est de parvenir à une meilleure reconnaissance, par
l'opinion et les Pouvoirs publics, de son rôle bénéfique pour l'homme et
la société. L'environnement est souvent associé au mot " risque
" et les chercheurs participent à l'évaluation des risques. Non pas pour
décider mais pour aider les responsables politiques à prendre la meilleure
décision. Malheureusement, les scientifiques ne sont pas toujours
consultés et, quand ils le sont, ce ne sont pas toujours ceux qui ont des
compétences dans le domaine concerné. Il faut insister sur la nécessité pour
le chercheur de dire ce qu'il sait, mais aussi ce qu'il ne sait pas, pour la
gestion des risques comme pour les analyses coûts/bénéfices/efficacité des
politiques proposées. Il appartient à la communauté des scientifiques d'être
les ambassadeurs de l'industrie qu'ils contribuent à développer.
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L'importance de l'innovation pour l'avenir de l'Europe
n'est pas suffisamment reconnue
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Une troisième condition, tout aussi déterminante pour l'avenir de notre
chimie, est de développer un climat favorable à l'innovation.
L'importance de l'innovation pour l'avenir de l'Europe n'est pas suffisamment
reconnue. Il est nécessaire de corriger cette situation et c'est depuis
longtemps la conviction de l'industrie chimique. L'innovation doit d'abord
bénéficier aux clients et aux partenaires dans tous les secteurs de
l'économie.
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la diversité des européens est une source incomparable
de richesses et un potentiel formidable de créativité et d'innovation
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Le diagnostic du Livre Vert sur l'Innovation (2) sur l'attitude générale vis-à-vis
de l'innovation est clair : un repli frileux sur les certitudes et les acquis
de la vieille Europe engendre un climat peu favorable à l'innovation. Peu à
peu s'est développée une méfiance vis-à-vis des nouveautés et une aversion
des risques. L'histoire, les diversités culturelles, les fortes identités
nationales, les divergences d'opinion, d'intérêts et d'approche, semblent
parfois davantage diviser l'Europe plutôt qu'aider à la construire.
Cependant, cette diversité est une source incomparable de richesses et
un potentiel formidable de créativité et d'innovation. C'est une
spécificité européenne qu'il faut résolument transformer en atout plutôt
qu'en handicap. Par sa présence internationale sur tous les grands marchés,
son ouverture sur l'ensemble des secteurs industriels et ses liens avec la
communauté scientifique, la chimie européenne bénéficie d'une position
privilégiée à cet égard.
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1.2 Positions du CEFIC et de la COMMISSION
EUROPEENNE (4)
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Bruxelles compte " aider
l'industrie chimique à relever ses défis. "
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Un récent rapport communautaire intitulé "une politique industrielle
compétitive pour l'industrie chimique européenne", montre que Bruxelles
compte " aider l'industrie chimique à relever ses défis ".
Le CEFIC et la Commission Européenne ont décidé de se rencontrer tous les six
mois afin de concrétiser les actions envisagées par le rapport.
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d'engager des études du type coût/bénéfice avant chaque
nouveau projet de réglementation
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Premier volet : l'amélioration du cadre législatif. Les chimistes
européens s'estiment trop souvent confrontés à la multiplication des textes
La Commission a décidé d'engager des études du type coût/bénéfice avant
chaque nouveau projet de réglementation. Un projet pilote a pour mission
d'étudier les possibilités de "simplification de la législation en vue
du marché interne" (en abrégé, SLIM)..
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les gros consommateurs d’électricité pourront se
tourner vers le producteur d'électricité de leur choix
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Autres actions envisagées : celles qui permettent de maintenir ou
d'améliorer la compétitivité de l'industrie chimique européenne. Les
ministres de l'industrie de l’U.E. se sont mis d'accord, le 20 juin 96, sur
un projet de libéralisation du marché de l'électricité. Les petits consommateurs
continueront à être approvisionnés par leur producteur national, mais les
gros consommateurs - au delà de 40 GWh par an - pourront se tourner vers le
producteur d'électricité de leur choix. Cette disposition devrait permettre à
l'industrie chimique européenne de réduire ses coûts énergétiques par rapport
aux producteurs américains bénéficiant d'une énergie moins chère.
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la législation anti-cartel est considérée comme un
frein à la compétitivité par la profession
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Parmi les autres initiatives européennes " accueillies avec
enthousiasme " par Simon de Bree, figure l'éventuel
assouplissement de la législation anti-cartel. L'an dernier, elle a fait
échouer le projet d'association entre Rhône-Poulenc et DuPont dans l'acide
adipique et contraint Montell (Shell/Montedison) à abandonner la technologie
Spheripol dans un premier temps. Un assouplissement irait donc dans la bonne
direction, selon le CEFIC, même si la profession préfère de loin le système
d'autorégulation.
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réunions bi-annuelles
éviter le cycle infernal restructurations-investissements-surcapacités
et trouver un cadre légal
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Le CEFIC voudrait par ailleurs mettre à profit les réunions bi-annuelles
avec la Commission pour aborder le problème des nouvelles capacités, afin
d’éviter le cycle infernal restructurations-investissements-surcapacités et
de trouver un cadre légal pour résoudre ce problème. Mais les
obstacles se dressent autant du côté de la Commission, qui voit dans toute
tentative d'accord une entrave possible à la concurrence, que du côté des
producteurs. En 1993, l'association des pétrochimistes européens, l'APPE,
n'avait pas réussi à faire passer son programme de fonds d'aide à la
restructuration des capacités. Les producteurs rentables n'étaient pas prêts
à aider leurs concurrents à fermer des unités.
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meilleures infrastructures pour le transport des
produits chimiques.
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Enfin, ces futures réunions bilatérales devraient être l'occasion pour le
CEFIC de réclamer de meilleures infrastructures pour le transport des
produits chimiques (réseau ferroviaire, pipelines multi-produits). L'APPE
devrait, d'ici la fin de l'année, publier une étude sur les investissements
nécessaires dans ce domaine. Mais ceux-ci seront élevés : environ un million
d’euros par kilomètre. D'où l'importance d'une aide européenne.
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L’écotaxe est un sujet de désaccord entre le CEFIC et
la Commission Européenne
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Le CEFIC estime par ailleurs que les questions d'environnement doivent se
régler au travers d'une coopération et non par l'addition de nouvelles taxes
ou réglementations. Les chimistes européens croient en effet nettement plus à
l'utilité de leur programme VEEP (Voluntary Energy Efficiency Program) qui
prévoit une réduction de 20% des dépenses d'énergie entre 1990 et 2005 (-15%
entre 1990 et 2000, et encore -5% entre 2000 et 2005). L'industrie chimique
européenne se donne ainsi les moyens de stabiliser ses émissions de C02 et
d'atteindre l'objectif" fixé par Bruxelles...sans écotaxe.
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1.3 ALLEMAGNE
LA CHIMIE ALLEMANDE :
CROISSANCE DES BENEFICES, CHUTE DES EFFECTIFS
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partant d'une base 100 en 1990, les
bénéfices se trouvent à l'indice 160,5, le CA. à l'indice 110,3 et les
effectifs à l'indice 88,4
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Les investissements sur les sites allemands ont atteint en 1996 12,2 MM
DM, Les fabrications ont eu tendance à reculer dans les secteurs de la chimie
minérale et des matières plastiques et à progresser dans ceux des produits
phytosanitaires et de l'industrie pharmaceutique. Les prix à la production
ont diminué de 3,3 %, et l'effectif des 1 700 adhérents du VCI s'est
contracté de 3 % en un an, pour se situer à 521 000 personnes à fin juin
1996. De 1991 à 1995, les effectifs de la chimie allemande (hors nouveaux länder)
ont reculé de 716 000 à 538 000 salariés. Le phénomène le plus marquant est
l'explosion des bénéfices ( BASF, + 14,7%; BAYER, + 13,2 % ; HOECHST, + 103
%) comparée à l'évolution des CA. et des effectifs. Ainsi, partant d'une base
100 en 1990, les bénéfices se retrouvent à l'indice 160,5, le CA. à l'indice
110,3 et les effectifs à l'indice 88,4.
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Toujours plus de spécialités que de commodités dans les
Groupes Chimiques (3)
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Le développement des prix du marché boursier est la preuve suffisante du fait
que les grands Groupes chimiques en Allemagne se classent parmi les
entreprises les plus rentables de la nation. Cependant, ils ressentent les
pressions de la compétition globale et affrontent la nécessité d'expansion
dans les pays asiatiques. Cette combinaison de comportement offensif et
défensif a aussi changé considérablement le visage des entreprises telles que
BASF, Bayer et Hoechst au cours de l'année passée. Les acquisitions, ventes,
joints-ventures et autres formes de coopérations ont tous un aspect en
commun. Les entreprises évaluent intentionnellement leurs forces et se
portent sur des spécialités au lieu de commodités. Néanmoins, les stratégies
de chaque entreprise contiennent un nombre de différences claires comme le
montre une revue des transactions de l'année 1996.
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1.3.1 BASF AG, Ludwigshafen.
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concentration sur son core business
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En 1996, BASF a continué sa concentration sur son core business avec une
rigueur plus forte même que l'année passée et a augmenté son orientation vers
les régions en Extrême Orient. L'objectif déclaré de l'entreprise est de
maintenir son leadership de marché dans les secteurs déclarés comme
essentiels ou de se situer parmi les trois premières entreprises au niveau
mondial. Pour réaliser ces objectifs, les unités de production doivent être
très souvent en conformité avec des normes internationales.
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deux grands accords de coopération dans les polyoléfines
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BASF est, par exemple, le deuxième plus grand producteur chimique en
Allemagne et veut améliorer sa position sur le marché chimique par deux
grands accords de coopération dans les polyoléfines avec Shell et avec son
compatriote Hoechst. Dans un effort d'investissement de 850 millions de DM,
BASF et Shell construisent conjointement une grande usine d'oxyde de
propylène et de styrène dans les Pays-Bas.
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BASF a confirmé la scission de ses activités
européennes dans les encres et les peintures en trois sociétés distinctes
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Le groupe chimique allemand BASF a confirmé la scission de ses activités
européennes dans les encres et les peintures en trois sociétés distinctes.
Outre les objectifs traditionnels de flexibilité accrue et d'amélioration de
la rentabilité, cette décision prévue depuis près d'un an et qui s'inscrit
dans le cadre d'une nouvelle stratégie européenne est également destinée à
faciliter d'éventuelles alliances ou acquisitions. L'ensemble des filiales de
BASF Lacke und Farben ont été ou vont être adaptées à la nouvelle structure.
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leadership de coût international
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L'objectif de BASF est d’être le premier mondial. Le Groupe espère être
capable de profiter de son acquis quand il projette de mettre en oeuvre son
désir de co-production asiatique avec Dupont dans le domaine des fibres. Le
projet à grande échelle en Chine ou en Malaisie est estimé à environ un
milliard de DM et porte sur l'approvisionnement du monde textile asiatique
avec des matières premières du nylon. Les entreprises dans des activités
périphériques ont été vendues tandis que les acquisitions renforçaient le
core business. Selon cette philosophie, pour les branches de matières
colorantes et les pesticides, BASF a acheté l'activité de coloration de
Zeneca et le commerce d'herbicides du maïs de Sandoz pour le prix élevé de 1
milliard de DM.
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mondialisation
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Dans le cadre de la réorganisation du Groupe, le Directoire, sous la
direction de Jürgen Strube, continue de manifester son attention principale
sur le renforcement des domaines d'activité qui sont les moins dépendants des
facteurs conjoncturels. Se classer, excepté le commerce naturel de gaz avec
le partenaire russe Gazprom, parmi les Sciences de la vie qui sont
essentiellement la Pharmacie. Dans cette branche, la mondialisation a fait un
progrès énorme avec l'acquisition de la majorité du capital de l'entreprise
pharmaceutique japonaise Hokuriku Seiyaku accordant ainsi à BASF l'accès
comme producteur à un marché important. Lentement mais constamment, BASF
Pharma développe aussi son activité de médicaments génériques par des
acquisitions. La fondation de BASF Lynx Bioscience AG avec son siège à
Heidelberg établie conjointement par BASF et l’entreprise d'ingénierie
génétique Lynx Therapeutics Inc. prend une position particulière. Avec ce
joint-venture, un producteur Américain dans l'ingénierie génétique a établi
pour la première fois une firme dans Allemagne.
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l'accent principal a été placé sur le Sud - Est
asiatique et sur la Chine
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En termes géographiques, en 1996, l'accent principal a été placé sur le
Sud-Est asiatique et sur la Chine. A l'avenir non seulement les matières
premières du nylon mais encore toutes les grandes matières premières
employées dans l'industrie chimique seront produites par BASF dans cette
région. Le projet à grande échelle d'une usine dans Le Nanjing, à l'est de la
Chine, est encore au stade de négociations pour un investissement de 6
milliards de DM. Il est de loin le plus grand projet d'investissement de
BASF. L'entreprise considère sa connaissance technique dans la construction
d'usines chimiques, dans lesquelles toutes les installations de production
sont interconnectées, comme un de ses points forts, et elle se destine aussi
à tirer parti de cet acquis dans Asie où, au total, trois usines de taille différente
sont planifiées.
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l’intention de vente de BASF Magnetics au Turc Raks a
provoqué une résistance forte parmi le personnel de l'entreprise
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Dans tous les autres pays dans lesquels BASF opère, l'entreprise se place
avec des lignes de production peu nombreuses mais de taille importante. Dans
les années précédentes, le Groupe s’est réorganisé en Amérique du Nord. En
1996, les activités de l'entreprise dans les bandes magnétiques ainsi que
dans la potasse et le sel ont été séparées de l’activité principale. Tandis
que la vente de 51 % des parts de Potash and Salt Beteiligungs AG au leader
canadien Potash Corporation de Saskatchewan est passée sans bruit,
l’intention de vente de BASF Magnetics au Turc Raks a provoqué une résistance
forte parmi le personnel de l'entreprise et a conduit finalement à un
réexamen du projet. En fin de compte, le Coréen Kohap a gagné la course comme
un acheteur qui était accepté même par le personnel. BASF a trouvé comme
partenaire minoritaire l’entreprise Sud Africaine Persetel pour l'activité
commerciale des ordinateurs d'unité centrale de traitement de Comparex
Informationssysteme GmbH.
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1.3.2 BAYER AG, Leverkusen.
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Bayer vise le leadership mondial parmi
les grands groupes chimico-pharmaceutiques
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MANFRED SCHNEIDER, président du directoire du Groupe chimique de
Leverkusen, a souligné que Bayer visait le leadership mondial parmi les
grands groupes chimico-pharmaceutiques. Avec une tendance à une large
diversification, les activités stratégiques du Groupe sont cependant
concentrées sur les divisions Santé, Agriculture, Matières plastiques et
Spécialités chimiques. Outre une politique de croissance interne, Bayer
poursuit essentiellement une politique de coopérations et d’acquisitions.
L'année 1996 a été marquée par la réorganisation et l’adaptation du
portefeuille de participations et de produits en tenant compte des
spécificités des marchés locaux.
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croissance continue
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Bayer poursuit sa croissance. Son chiffre devrait dépasser les 50
milliards de marks (environ 175 milliards de francs) en 1997. Le niveau de
rentabilité déjà élevé devrait continuer de progresser. En 1996, le géant de
la chimie de Leverkusen avait enregistré un chiffre d’affaires de 48,6
milliards de marks, soit une croissance de 9% attribuable pour un quart aux
parités monétaires favorables. Bayer a vu d’autre part son volume de ventes
augmenter considérablement.
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le bénéfice net a atteint un niveau record de 2,7
milliards de marks (9,1 Mds de francs)
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Malgré des coûts de restructuration de 300 millions de marks, le résultat
opérationnel du Groupe a augmenté de 10 %, à 4,5 milliards de marks tandis
que le bénéfice net a affiché une croissance de 13%, atteignant un nouveau
chiffre record de 2,7 milliards de marks (9,1 milliards de francs). Le groupe
enregistre un rendement sur chiffre d'affaires de 9,3 %.
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Réorganisation
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Deux grandes gammes de produits grand public sont promises à de meilleurs
résultats dans d’autres Sociétés. Il s’agit de l'édulcorant Natreen et des
produits de soins corporels Delial, Quenty et Satina, qui ont été vendus à la
Société américaine de produits grand public Sarah Lee. Le médicament contre
la grippe Larilyn a été repris par Merck.
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Bayer s’efforce en premier lieu de restructurer ses
activités chimiques
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Bayer s’efforce en premier lieu de restructurer ses activités chimiques
qui contribuent pour 20 % au volume du chiffre d’affaires, mais dont la
participation au résultat n’est pas en proportion. C’est pourquoi le Groupe
est actuellement en pourparlers de partenariat pour son activité d’oxyde de
titane, dans laquelle il n’atteint pas la taille nécessaire. En outre, Bayer
accueille d'autres Sociétés chimiques sur ses sites de production allemands
afin de mieux exploiter les capacités d’une infrastructure favorable.
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Bayer prévoit des suppressions d’emplois en Europe
(également en Allemagne), et des créations d’emplois aux États-Unis
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" A l'avenir, la fermeture d'unités non rentables dont la
restructuration durable n'est pas possible semble inévitable " a déclaré
Manfred SCHNEIDER, en évoquant la dégradation de la rentabilité du secteur
chimique en 1996. Tandis que les effectifs, qui s’élèveront à 144 200 à la
fin de l’année, ont augmenté de 2 000 personnes en 1997, Bayer, au niveau
mondial, envisage de supprimer 2 200 postes en Europe, dont 1 200 en
Allemagne. En revanche, 1 700 emplois seront créés aux États-Unis,
principalement dans le secteur d’activité Santé.
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Bayer mise sur ses propres forces pour développer le
secteur Santé
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Les perspectives sont bonnes également pour Agfa dont les résultats sont
certes restés nettement en deçà de la moyenne du Groupe, mais qui devraient
de stabiliser de nouveau au cours de l’année 1997 pour atteindre en 1998 une
rentabilité sur chiffre d'affaires d’environ 6 %. Une décision sur l’avenir
d’Agfa sera prise en 1998. Dans le secteur d’activité Santé, la croissance
des neuf premiers mois de l’année 1997 a été portée essentiellement par la
Division Pharmacie.
Les ventes de l’anti-infectieux Ciprobay ont progressé de 16% et se sont
élevées à 1,6 milliard de DM. L’Adalat a même atteint une progression de 30%
avec sa forme d’administration à dose unique Oros, et a réalisé au total
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un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de DM au cours des neuf premiers
mois de l’année. Le Kogenate, facteur VIII recombinant obtenu par génie
génétique, a affiché une croissance de 58% et atteint un chiffre d’affaires
de 500 millions de DM. Le Lipobay ou Baycol, nouvel hypocholestérolémiant
accueilli très favorablement par les spécialistes et qui sera commercialisé
également aux Etats-Unis à partir du mois de janvier 1998, possède un
potentiel maximal de chiffre d’affaires de plus de 1,5 milliard de DM.
L’évolution des médicaments délivrables sans ordonnance, parmi lesquels
l’Aspirine devrait atteindre cette année pour la première fois un chiffre
d’affaires de 1 milliard de DM, est également jugée très satisfaisante.
Le résultat opérationnel du secteur d’activité Santé a chuté de 20% et
s’est élevé à 1,2 milliard de DM. Ce recul s’explique entre autres par
l’augmentation ciblée de 200 millions de DM des dépenses de recherche, par
des coûts de lancement de nouveaux produits et par l’extension des activités
de marketing dans plusieurs pays, principalement aux États-Unis. D’autre
part, les charges et produits exceptionnels se sont soldés par un montant
négatif de 480 millions de DM par rapport à la période correspondante de
l’exercice précédent.
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Une gestion active de portefeuille
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Une gestion active de portefeuille fait partie intégrante de la stratégie
du Groupe. Ceci implique pour le Groupe Bayer, outre une croissance interne
et une concentration sur ses métiers principaux, qu’il complète ses propres
activités par des acquisitions ciblées et pertinentes. Selon le président du
directoire, Manfred SCHNEIDER, plusieurs acquisitions de taille modeste ne
dépassant pas un milliard de DM chacune se prêtent mieux à cet objectif
qu’une seule acquisition de très grande envergure.
Le but de cette politique d’acquisitions est le renforcement de la
position de Bayer sur le marché, soit par l’élargissement des gammes de
produits, soit par de nouvelles commercialisations. D’autres mesures en
faveur de cette politique sont des accords de coopération dans le domaine de
la recherche et la création de joint-ventures, essentiellement avec des
partenaires américains et asiatiques. C’est ainsi que Bayer a déjà conclu en
Chine dix accords d’associations. Les investissements prévus sur ce marché en
pleine croissance s’élèvent à quelque 500 millions de DM.
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1.3.3 HOECHST AG, Francfort.
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libérer les énergies cachées en divisant
le groupe
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C’est Hoechst qui, dans la comparaison avec les deux autres entreprises
chimiques, réorganise son Groupe de la manière la plus conséquente. Le
président du Directoire, Jürgen Dormann, tente de libérer les énergies
cachées en divisant le groupe en de nombreux centres de profit dirigés par un
Holding. Ainsi il espère faciliter le procédé de fusion avec des partenaires.
En agissant ainsi, Dormann applique une solution radicale. Les Directions
centrales elles-mêmes sont séparées dans des entreprises indépendantes. Cette
stratégie est basée sur le concept de réorganisation des usines
traditionnelles en prenant l’activité industrielle comme un modèle. Ainsi il
est planifié de compléter les divisions opérationnelles de Hoechst AG par la
création de nouvelles entreprises conjointes et, si possible, en incluant de
nouvelles firmes externes dans le périmètre. Dans un contexte différent,
cette procédure serait appelée " gestion active d’actifs
industriels ".
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Hoechst se recentre
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Hoechst se recentre principalement sur les produits pharmaceutiques et sur
la protection de l’agriculture (phytosanitaire) avec de hautes compétences de
recherche. Cette stratégie repose sur l’objectif de figurer parmi les leaders
dans les deux branches.
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résultats de la branche pharmacie
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Ne plus souhaiter se départir, même partiellement, de HMR s'explique
facilement au regard des résultats de la branche pharmacie. Le chiffre
d'affaires a progressé de 20 % à 13 Mrds DM. Le résultat opérationnel est
passé de 709 M DM en 1995 à 2 249 M DM en 1996. Les activités opérationnelles
de HMR ont contribué à cette amélioration pour environ 500 M DM. Le reste
provenant de différentes cessions, de droits sur des produits et de la
réduction des mesures de restructuration par rapport à 1995. Après avoir
racheté, pour un montant de 5,4 Mrds DM, l'intégralité de Roussel Uclaf, HMR
s'est fixé pour objectif de mettre sur le marché au moins deux principes
actifs par an à partir de 1999, ayant chacun un potentiel de chiffre
d'affaires supérieur à 600 M DM. La R & D s'appuiera énormément sur les
biotechnologies, domaine dans lequel la firme se renforce, Ainsi, trois
projets sont en cours de réalisation : la construction, conjointement avec
Ariad Pharmaceuticals, d'un centre de développement à Bridgewater
(New-Jersey), celle d'un centre biotechnologique à Cambridge (Massachusetts),
et d'un centre de travaux biotechnologiques à Martinsried (Allemagne). Sur le
budget R & D total de 4 Mrds DM, 50 % sont destinés à la pharmacie.
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Behring Diagnostics
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Behring Diagnostics a enregistré un chiffre d'affaires de 930 M DM en hausse
de 16 % et un bénéfice opérationnel de 88 M DM (en 1995, il s'agissait d'une
perte de 8 M DM). Un an après le rachat de Syva, la création, avec le groupe
américain Dade (ex-branche diagnostic de Baxter), d'un joint-venture baptisé
Dade Behring, a été annoncé. Hoechst détiendra 32 % des parts. Le chiffre
d'affaires annuel escompté est de 2,3 Mrds DM.
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la branche agro
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Pour la branche agro, Agrevo a réalisé un chiffre d'affaires de 3,6
Mrds DM en hausse de 20 %, un résultat opérationnel qui fait un bond de 47 %
à 232 M DM. Avec un CA en progression de 10 % à 785 M DM, Hoechst Roussel Vet
a augmenté son résultat opérationnel de 20 % à 73 M DM.
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la chimie de base
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La chimie de base qui va devenir une filiale internationale, sous la
bannière Celanese, a subi la loi des prix. En conséquence, le CA
baisse de 5% à 6,5 Mrds DM et le résultat opérationnel de 51% à 728 M DM.
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la division Spécialités chimiques
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La division Spécialités chimiques, qui sera intégrée au groupe suisse Clariant
au 1er juillet 1997 a enregistré 7 Mrds DM de CA, en baisse de 14%. Le
résultat opérationnel est en hausse de 52 % à 691 M DM.
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activités polyester
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Trevira (activités polyester) achève l'exercice 1996 avec un CA de
5,7 Mrds DM, soit 11 % de moins qu'en 1995. Le résultat opérationnel
dégringole de 84 % à 84 M DM.
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matières plastiques
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La division Matières plastiques a réalisé un CA de 2,8 Mrds DM, en
recul de 5 %, et un résultat d'exploitation de 212 M DM, en chute de 29 %.
Les marges étant de plus en plus étroites pour les polyoléfines (PE et PP),
le groupe a dû envisager des partenariats avec d'autres grands acteurs du
secteur. Ainsi, dans le PP, Hoechst s'est associé avec BASF, en raison de
leurs complémentarités technologique, géographique et commerciale. Quant au
PE, des négociations sont en cours, notamment avec BP. Le PVC fait désormais
partie de Vinnolit, créée en 1993 avec Wacker, et des pourparlers ont été
entamés entre les deux partenaires pour transférer les opérations chlore et
chlorure de vinyle à celle filiale.
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polymères techniques
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Les polymères techniques vont être regroupés sous la bannière Ticona.
L'année 1996 a été bonne, puisque cette division a enregistré un résultat
opérationnel de 195 M DM contre - 56 M DM en 1995. Le CA est en recul de 8 % à
1,3 Mrd DM. Enfin, les filiales Messer et Xerberts ont toutes deux connu un
CA et un résultat d'activité en forte progression.
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1.3.4 VEBA, HUELS.
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La concentration sur le coeur d’activités
se poursuit
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VEBA a une branche chimique autour de Hüls et est devenu en 1997 un gros
actionnaire de Degussa (36,4%).
En janvier 96, Hüls et Ciba-Geigy ont créé un joint-venture 50/50, TFL
Ledertechnik à Darmstadt. Le 1er juillet 96, c’est le démarrage d’un autre
joint-venture avec Rohm et Haas, Rohmax Additives à Darmstadt. En octobre 96,
Hüls transfère son activité de dispersions à Polymer Latex, un joint-venture
avec Bayer.
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Hüls adopte une stratégie pour réduire sa dépendance
aux fluctuations cycliques
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VEBA a un chiffre d’affaires de 74 541 M DM en 1996, dont 10 303 M DM dans
la chimie. Hüls a un effectif de près de 29 000 employés contre 40 000 en
1992. HÜLS a adopté une stratégie pour réduire sa dépendance aux fluctuations
cycliques:
- mangement continu des coûts et re-engineering
- optimisation du porte-feuiile d’activités
- orientation accrue à l’international.
Hüls a 70% de ses débouchés en Europe. L’objectif est de passer à 50% en
Europe, 30% aux USA et 20% en Asie dans les dix prochaines années.
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Depuis 1990, l’effectif a diminué de 40%
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Le 30 juin 1997, Hüls s’est constitué en holding de 200 personnes, qui
conduira la stratégie du groupe. La concentration sur le coeur d’activités va
se poursuivre, avec la création de joint-ventures pour les activités annexes.
Depuis 1990, l’effectif a diminué de 40% et même plus parmi les cadres
(passage de 863 à 451 cadres supérieurs dans HÜLS AG, soit 4% des 12180
employés au 31/10/96). Un niveau hiérarchique a disparu au printemps 1994.
Cependant, on peut voir réapparaître de nouveaux postes de Directeurs avec
les structures de décentralisation.
La flexibilité est accrue et la carrière des cadres n’est plus assurée.
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1.3.5 DEGUSSA.
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Le groupe s’est lancé dans des
restructurations sur son coeur d’activités
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Le groupe Degussa fait un chiffre d’affaires de 13 792 M DM en 1995/96 en
léger retrait par rapport à 1994/95 (année fiscale au 30 septembre). Degussa
AG représente la moitié du chiffre d’affaires du groupe. Le résultat net est
stable à 302 DM. Le groupe s’est lancé dans des restructurations sur son
coeur d’activités (trois segments: produits chimiques, santé et nutrition,
métaux précieux et finances). L’organisation va se décentraliser dans le
futur pour que les décisions soient plus rapides et pour accroitre la flexibilité.
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Le nombre de salariés du groupe est passé de 34 000 en
1992 à 26 000 en 1996
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Le nombre d’employés du groupe est de 26 000, dont 10 000 dans la
maison-mère. Il était de 34 000 au 30/09/92. Il a diminué de 4% en un an, par
suite de ventes d’activités et de restructurations. La proportion d’employés
en RFA est de 57%. A noter que la masse salariale est de 2510 M DM, dont 580
pour les charges sociales et les retraites.
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projet d’entreprise et réduction d’effectifs
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Degussa a édité un guide (projet d’entreprise) à l’attention de son
personnel indiquant ses grandes orientations: service du client, savoir
faire, qualité, mais aussi organisation flexible, initiative individuelle,
innovation et hautes technologies.
En pratique, le système de rémunération comprend une part fixe et une part
variable, avec des stocks options. Les postes de travail sont cotés par la
méthode Hay. Les objectifs de réductions d’effectifs sont de 25% dans les
services administratifs et centraux.
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1.4 FRANCE
Les grandes rationalisations de la Chimie en France ont eu lieu en
1983-1985.
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Troisième exportateur mondial de produits
chimiques
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C'est surtout l'étranger qui fournit une bonne partie de sa croissance à
la chimie française. Celle-ci réalise la moitié de son chiffre d'affaires à
l'export (ventes intragroupes comprises). Grâce à une augmentation de 3,4%
des exportations (en valeur), plus rapide que celle des importations (+ 0,6 %
), l'excédent commercial a atteint 46,6 milliards de francs, dont 80 % réussis
par la pharmacie et les cosmétiques. Troisième exportateur mondial de
produits chimiques après l'Allemagne et les Etats-Unis, la France connaît ses
plus fortes croissances en Inde (+60 %), dans les pays de l’Est (+ 42 %), au
Mexique (+ 32 % ), et en Chine (+ 24 % ). Mais 70 % de ses exportations
trouvent en fait leurs débouchés en Europe de. L'Ouest.
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La production de matières plastiques s'est mondialisée
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La production de matières plastiques s'est mondialisée, ce qui ressort du
volume considérable des exportations et des importations de ces produits en
1996 (les exportations se sont élevées à 27,8 Md de F, soit en volume 4 157
000 t, et les importations à 21,8 Md de F soit en volume 2 885 000 t). La
balance commerciale des plastiques a ainsi pour la deuxième année consécutive
battu un record avec un excédent de 6 milliards de francs, en augmentation de
5,8 % par rapport à 1995.
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les importantes fluctuations économiques et les
investissements technologiques très lourds poussent les producteurs à la
spécialisation et à la concentration
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Cette mondialisation provoque notamment des concentrations et des
restructurations, d'autant plus que les importantes fluctuations
économiques et les investissements technologiques très lourds poussent les
producteurs à la spécialisation et à la concentration. Cette évolution ne
date pas d'aujourd'hui. Elf Atochem est associée de longue date à BP
Chemicals, puis, par la suite, à Union Carbide (qui a également conclu un
accord avec Enichem) et Rohm & Haas. BP est, d'autre part, partenaire de
Dow et prévoit un accord dans le PE avec Hoechst. BASF a créé un
joint-venture avec Hoechst dans le PP et avec Shell dans le PE, cette
dernière ayant par ailleurs créé Montell.
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1.4.1 ELF ATOCHEM
L'année 1996 a été marquée par un renforcement des positions d'Elf
Atochem en chimie de spécialités, avec :
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la création d'un pôle mondial d'adhésifs
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- la création d'un pôle mondial d'adhésifs qui place Elf Atochem au
quatrième rang mondial, suite aux acquisitions de Findley dont les activités
sont essentiellement implantées aux Etats-Unis - et de Laporte, qui dispose
de positions fortes au Royaume-Uni,
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la croissance en galvanoplastie
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- la croissance d'Atotech, en galvanoplastie, avec la création d'un centre
de recherche à Rock Hill (Caroline du Sud, Etats-Unis) et le lancement de la
construction de deux nouvelles unités, à Canton (Chine) et Neuruppin
(Allemagne),
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des développements internes
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- des développements internes visant à conforter les positions
internationales d'Elf Atochem dans plusieurs gammes de produits. Ces gammes
de produits comprennent :
. les acryliques, avec la construction aux Etats-Unis d'une unité
d'acrylate de butyle et, en association avec Nippon Shokubaï, d'une unité d'acide
acrylique
. les substituts fluorés, où Elf Atochem détient une position de leader
mondial, avec le démarrage de l'usine de Calvert City (Kentucky, Etats-Unis)
. les tamis moléculaires, avec un programme d'investissements en Europe et
aux Etats-Unis
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stratégie
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Elf Atochem se fixe comme objectif d'accroître les résultats et leur
régularité en poursuivant une stratégie basée sur trois composantes:
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chimie de base
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- tirer parti d'activités de chimie de base ayant des cycles différents,
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spécialités
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- accroître la part des spécialités par des développements internes et des
acquisitions,
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présence mondiale
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- élargir sa présence mondiale : développement des
activités en Chine, avec trois pôles en chimie de spécialités :
- Shangaï (peroxyde d'hydrogène, hydrate d'hydrazine et hot melts
textiles),
- Changshu (fluorés et peroxydes organiques)
- Guangzou (opacifiants pour céramiques et électroplating).
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1.4.2 RHONE-POULENC
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poursuite du programme de cessions
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Le Groupe a l’intention de se recentrer sur la pharmacie, de se
transformer en holding et a lancé une OPA sur les actions Rhône-Poulenc
Rorer. Le programme de cessions de 10 milliards de francs annoncé fin 1995
par Rhône-Poulenc pour 1996 et 1997 pourrait finalement passer à 12
milliards. Après avoir vendu 7 milliards de F d'actifs en 1997, le groupe
chimique français compte céder en 1997 un montant plutôt autour de 5 que de 3
Mds de francs. Le mouvement devrait toucher essentiellement la chimie et les
fibres, activités à forte intensité capitalistique et plus cycliques que les
spécialités ou la pharmacie.
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réductions d’effectifs
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Par ailleurs, les effectifs, ramenés de 81 600 à 75 250 salariés,
pourraient encore baisser. Pour achever la restructuration de sa chime,
Rhône-Poulenc a décidé de mettre son chlore dans une société commune avec
Laroche Industries, qui possède une implantation aux Etats-Unis.
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pertes
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Les pertes de Centeon, le joint-venture avec Hoechst dans les dérivés
plasmatiques, ont pesé sur le résultat. Les besoins en fonds de roulement
sont encore négatifs en 1996 et se rapprochent de l’équilibre. Le montant
annuel des investissements est de 2 milliards de francs en 1996 et devrait
passer à 1,5 MMF en 1997. Le résultat opérationnel est de 1 MMF en 1996.
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rachat d’actions
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Rhône-Poulenc Rorer a annoncé parallèlement le lancement d'un programme de
rachat de 5 millions de ses propres actions. La rentabilité des capitaux
engagés n’est que de 4,2%, alors que l’objectif est de 13% à l’horizon 2000.
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restructuration financière
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Rhône-Poulenc décidé le rachat par la maison-mère des actions des
minoritaires de Rhône-Poulenc Rorer, une augmentation de capital pour limiter
l’endettement et la mise en bourse prochaine de sa branche Chimique.
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1.4.3 L'ORÉAL POURSUIT SA MONDIALISATION
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Douze années de croissance à deux
chiffres des ventes et des résultats
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En moins de douze ans, le chiffre d'affaires de L'Oréal a plus que triplé
passant de 20 Mrds F en 1987 à 60,35 Mrds F en 1996. Douze années de
croissance à deux chiffres des ventes et des résultats. L'Oréal a prévu
d'atteindre un chiffre d'affaires de 100 milliards de francs en 2001. L'année
1996 s'est terminée. en forte hausse (+ 13,1 %), la croissance interne
comptant pour 8 % et les acquisitions pour 4,8 %. Fait marquant : le poids du
dollar dans le chiffre d'affaires consolidé a fortement grimpé de 1,5 à 19,5%
en quatre ans. En revanche, celui du franc n'est plus que de 27,6 % contre
42,4 % en 1992 et la part des autres monnaies européennes a parallèlement
reculé de 44,2 à 36,3 %. L'élément majeur de l'expansion du groupe en 1996
est la poursuite de la mondialisation des activités, l'intégration de
Maybelline. Aujourd'hui, 40 % du chiffre d'affaires sont réalisés hors
d'Europe. L'objectif étant de dépasser un taux supérieur à 50 % d'ici à l'an
2000.
|
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L'Amérique du Nord, qui représente 23,4 % des ventes globales, a réalisé
un chiffre d'affaires de 11,5 Mrds F, soit un bond de 31,3 %. L'Asie, dont la
participation au chiffre d'affaires total est de 6,9 %, a atteint 3,4 Mrds F
de CA en croissance de 17,4 %.
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Les pays émergents sont un formidable réservoir de
croissance
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La mondialisation croissante de L'Oréal passe désormais par sa percée en
Asie (6,9 % des ventes), en Amérique Latine et dans les pays de l'Est. Les
pays émergents sont en fait un formidable réservoir de croissance pour
L'Oréal. Le cap du milliard de franc a été franchi en Europe de l'Est et le
groupe compte bien doubler ce chiffre d'ici 1999. Les ventes en Russie,
certes encore marginales (616 MF), ont fait un bond de 86 %. Celles réalisées
en Thaïlande ont progressé de 46% en un an et celles du Brésil de 32% (1 250
MF). Les ventes au Japon sont restées inchangées à 1,38 Mrd F mais ce chiffre
traduit une hausse de 12 % en monnaies locales. Enfin en Chine, " la
boule de neige est lancée " se félicite L. Owen-Jones. Le marché le plus
dur à pénétrer reste l'Inde où le système de distribution n'est pas approprié
et où le niveau de vie reste faible.
|
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et entraînent la création de nombreuses usines
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"Notre croissance hors d'Europe va obligatoirement entraîner la
création de nombreuses usines" et une hausse des investissements, ajoute
le président du groupe. Une usine a été ouverte l'an dernier en Pologne. Une
autre est en construction en Chine et une troisième a été acquise en Amérique
Latine. Ceci n'exclut pas de nouvelles acquisitions.
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popularité grandissante des différentes gammes
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Mais le groupe veille tout particulièrement sur les marchés émergents
comme l'Amérique latine - en particulier le Brésil qui affiche, en 1996, un
CA de 1,25 Mrd F -, l'Europe de l'Est ( 616 MF de CA en Russie), l'Asie du
Sud-Est ainsi que l'Inde. Les approches effectuées ces dernières années
témoignent d'ailleurs de la popularité grandissante des différentes gammes.
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1.5 GRANDE BRETAGNE
1.5.1 Métamorphose complète d'Imperial Chemical Industries (ICI)
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métamorphose commencée il y a quatre ans
avec la scission de sa branche pharmaceutique, devenue Zeneca
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ICI, dixième groupe chimique mondial, a commencé sa métamorphose il y a
quatre ans avec la scission de sa branche pharmaceutique, devenue Zeneca. Né
il y a soixante-dix ans à partir d'une chimie de base très cyclique (chlore,
soude, ammoniaque), il devient l'un des poids lourds des spécialités
chimiques. Un domaine à plus forte valeur ajoutée vers lequel le groupe s'est
tourné depuis deux ans, mais qui ne représentait en 1996 que la moitié de ses
10,5 milliards de livres (84 milliards de francs) de chiffre d'affaires.
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cyclicité de sa chimie
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ICI a été très marqué par la cyclicité de sa chimie qui a fait chuter de
48% son résultat net en 1996. L'action en Bourse s'en ressent, et a connu un
parcours nettement moins glorieux que celui de Zeneca.
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le cap sur les spécialités chimiques
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En récupérant, avec la chimie d’UNILEVER, un chiffre d'affaires de 4,6
milliards de dollars, avec une rentabilité opérationnelle -supérieure à la
sienne (12 % des ventes, contre 6 %), ICI change de profil. Le prix est
" excellent " : 8 milliards de dollars comptant (environ 46
milliards de francs), soit 1,7 fois le chiffre d'affaires et 23 fois le bénéfice
net des activités. Des multiples plus fréquents dans la pharmacie que dans la
chimie. Décidé à conserver toutes les activités acquises, ICI met
définitivement le cap sur les spécialités chimiques, où il réalisera des
ventes d'environ 8 milliards de livres (peintures et acryliques compris). En
attendant, pour payer Unilever, le groupe a contracté un emprunt de 8,5
milliards de dollars auprès de Goldman Sachs et d'une banque asiatique.
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Les engrais, les plastiques et le polyester sont sur la
sellette
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En juillet 1997, ICI achève sa transformation en cédant pour 1 780
millions de livres sa chimie lourde à Du Pont de Nemours. Le britannique se
sépare de ses films polyesters Melinex (bénéficiaire), de sa filière
ployester-polymère (PTA et le PET pour les bouteilles), et de son dioxyde de
titane - un pigment pour peintures et papier dont ICI est leader européen -,
tous deux déficitaires. De plus, ICI va vendre sa participation de 62,4 %
dans sa filiale australienne, valant 2,3 milliards de dollars australiens (10
milliards de francs).
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1.5.2 ZENECA
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croissance des profits imposables de 23 %
par an sur les cinq derniers exercices
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Une capitalisation boursière multipliée par trois en quatre ans à 18
milliards de livres (environ 145 milliards de francs), une croissance des
profits imposables de 23 % par an sur les cinq derniers exercices et, pour la
première fois l'an dernier, plus de 1 milliard de livres de bénéfice avant
impôts. Lorsqu'il dresse le bilan de la scission d'avec ICI cinq ans après,
sir David Barnes, le patron de Zeneca, n'a pas à rougir.
|
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trésorerie positive de 234 millions de livres à la fin
de 1996
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Les nouveaux produits ont été bien acceptés par le marché, ceux en
développement sont prometteurs et les opérations de cessions, d'acquisitions
ou de partenariats se sont révélées judicieuses. Malgré l'augmentation de ses
investissements physiques de 33%, à 373 millions de livres, et la hausse de
ses dépenses de recherche et développement (16 % de ses ventes
pharmaceutiques), le 21e laboratoire pharmaceutique mondial n'a pas réussi à
dépenser tout son argent l'an dernier. Même après avoir ramené sa dette à
zéro, il lui restait encore une trésorerie positive de 234 millions de livres
à la fin de 1996.
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Activité première de Zeneca, la pharmacie
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Activité première de Zeneca, la pharmacie a vu son chiffre
d'affaires augmenter de 13 % à 1,435 Mrds £. Plus de 40 % de la croissance a
été réalisée grâce à des médicaments lancés sur le marché ces deux dernières
années. Malgré une croissance à deux chiffres dans quatre des cinq classes
thérapeutiques couvertes actuellement par Zeneca, le bénéfice d'exploitation
de l'activité pharmaceutique progresse moins rapidement que le chiffre
d'affaires : + 10 % à 757 M£.
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l'agrochimie, deuxième activité du groupe
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C'est l'agrochimie, deuxième activité du groupe, qui a permis
d'équilibrer celle relative contre-performance, son bénéfice opérationnel a
progressé de 18 % à 227 M£ pour un chiffre d'affaires de 1,684 Mrd £ en augmentation
de 12,5 %, principalement grâce à un effet volume (+ 9 %), les prix n'ayant
en moyenne progressé que de 2 %. Là aussi, David Barnes entend privilégier la
croissance interne par la mise au point de nouveaux produits pour distancer
ses concurrents et prendre la place de numéro deux mondial derrière Novartis.
En agrochimie, le groupe fonde ses espoirs sur le fongicide Amistar autorisé
aux Etats-Unis.
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les spécialités chimiques reprennent des couleurs
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Enfin, après une drastique restructuration, les spécialités chimiques
reprennent des couleurs, notamment depuis la vente à BASF des colorants
textiles. Les ventes ont chuté de 1 % à 1,025 Mrd £ malgré une hausse en
volume de 9 %. Mais surtout, Zeneca améliore sa marge opérationnelle qui a
atteint 6,8 %, l'an dernier, et même 10 % si l'on exclut l'activité cédée à
BASF et les 7 M£ engagées pour la modernisation d'un site aux Etats-Unis. Une
marge qui se rapproche de celle réalisée par les meilleurs de la profession
et avoisine les 15 %.
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Notre objectif est de réaliser une croissance des
profits de 15 % par an pour les cinq prochains exercices
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Est-ce alors le bon moment pour réaliser des acquisitions ? S'il ne les
exclut pas totalement, sir David Barnes compte en tout cas faire la fine bouche.
"Toute opération de croissance externe devra être de qualité",
a-t-il insisté. Ce qui signifie qu'elle devra avoir un impact positif
immédiat sur le résultat. Tout juste évoque-t-il l'option que le groupe
pourra exercer cette année sur les 50 % de l'américain Salick qu’il ne
détient pas encore. La moitié du capital dé cette société de gestion des
traitements du cancer lui avait coûté 195 millions de dollars en 1995 (moins
de 1 milliard de francs). Sir Barnes ne manque pourtant pas d'ambition.
" Notre objectif est de réaliser une croissance des profits de 15 % par
an pour les cinq prochains exercices ", a-t-il déclaré.
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Zeneca préfère renforcer ses propres forces de vente
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Pour atteindre ce but, le groupe met toutes ses forces dans le lancement
de ses nouveaux produits. Les médicaments commercialisés depuis moins de deux
ans représentent déjà 40 % de ses ventes pharmaceutiques. Le groupe recrute à
tour de bras des commerciaux aux Etats-Unis pour commercialiser son nouvel
antiasthmatique, l'Accolate, lancé en novembre. Bien que ne disposant d'aucun
autre produit sur ce marché, Zeneca préfère renforcer ses propres forces de
vente, qui vont passer de 1.200 à 2.000 personnes d'ici à la fin de l'année,
plutôt que de partager les futurs bénéfices avec un éventuel partenaire. Le
laboratoire espère également obtenir d'ici à fin 1997 l'homologation du
Seroquel, un traitement de la schizophrénie dont les ventes pourraient le
situer entre 120 et 200 millions de livres à terme, selon la banque Goldman
Sachs. La firme vient par ailleurs de recevoir la première homologation de
son antimigraineux, le Zomig, au Royaume-Uni. Le produit concurrent de chez
Glaxo Wellcome génère déjà des ventes de plus de 500 millions de livres. En
plus de ces produits, Zeneca a en portefeuille 18 nouvelles entités chimiques
en développement. Celles-ci lui permettront d'élargir sa présence en dehors
du cancer et du cardio-vasculaire, actuellement ses deux axes forts.
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1.5.3 GLAXO WELLCOME
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Glaxo Wellcome vient de souffler sa
première bougie
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A cinquante-quatre ans, sir Richard Sykes peut être satisfait. Rien ne
prédisposait ce chercheur et biochimiste de formation à devenir le
vice-président et directeur général du premier groupe pharmaceutique mondial.
C'est lui pourtant qui, à la tête du groupe britannique Glaxo, s'est lancé en
mars 1995 dans une bataille boursière pour acquérir Wellcome. Un mariage un
peu forcé qui donnera naissance à un groupe de 61 milliards de francs de
chiffre d'affaires, avec une marge d'exploitation de 34%.
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numéro un, Glaxo Wellcome ne détient que 5 % du marché
pharmaceutique mondial
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Le rapprochement des deux sociétés est aujourd'hui "virtuellement
achevé", estime sir Richard. Mais l'épreuve du feu est encore à venir.
Bien que numéro un, Glaxo Wellcome ne détient que 5 % du marché
pharmaceutique mondial, et la vague de mégafusions pourrait bien rattraper le
britannique. Ainsi, à l’image de leurs collègues d'outre-Manche, les
pharmaciens suisses Ciba et Sandoz se sont réunis dans Novartis, qui atteint
4,7 % du marché. De plus, le groupe doit faire face au vieillissement de ses
grands médicaments, qui sont en passe de perdre la protection de leurs
brevets. Le choc des génériques pourrait être très rude à partir de l'an
prochain. Certes, en amont, la firme a de nombreuses molécules à venir sur le
marché. Mais rien ne dit qu'elles lui permettront de maintenir son rang. Un
seul médicament suffirait pourtant à faire la fortune du laboratoire. Comme
ce jour d'avril 1981 où Glaxo lança l'antiulcéreux Azantac, devenu depuis le
traitement le plus vendu au monde.
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1.6 ITALIE
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Les principaux groupes chimiques italiens
se concentrent sur leur propre " core business "
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Les principaux groupes chimiques italiens se sont réorganisés et
continuent dans cette voie en se concentrant sur leur propre " core
business " ou sur le " core business " de leur
Groupe d'appartenance. On n'a pas constaté jusque là de tendances à l'intensification
de leur présence globale (marchés et productions) de manière autonome; la
création de joint-ventures (toujours avec des partenaires non italiens) est
parfois recherchée au titre de condition préalable d'un désengagement par
rapport à des secteurs donnés.
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Depuis 1995, l’industrie chimique italienne a multiplié
les fermetures de sites, les alliances majeures
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Depuis 1995, l’industrie chimique italienne a multiplié les fermetures de
sites, les désinvestissements (engrais d'Enichem, PVC d'EVC, détergents
d'Enichem Augusta...) et surtout des alliances majeures comme celle d'Enichem
avec Union Carbide devenue le coleader européen du PE, de Montedison avec
Shell faisant de Montell l'incontestable numéro un mondial du PP, de Snia
Fibres avec Rhône-Poulenc dans le nylon, de Caflaro avec le même
Rhône-Poulenc dans les polyamides techniques...
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Les nouveaux propriétaires appartiennent à des groupes
non italiens pour la plupart
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La structure du capital a en fait déjà largement évolué par effet autant
des joint-ventures que des ventes directes de sociétés ou de branches
d'entreprise de celles-ci, ainsi d'ailleurs que du fait du placement à la
Bourse de parts majoritaires. Les nouveaux propriétaires appartiennent à des
groupes non italiens pour la plupart.
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Pour ce qui concerne, notamment, les deux principaux groupes chimiques
italiens:
1.6.1 ENICHEM
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Concentration sur le "core-business"
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Concentration sur le "core-business" pétrochimique: le cas
typique est constitué par Enichem qui a cédé presque entièrement ses
activités ne ressortissant pas au "down-stream" du pétrole et du
gaz naturel. On a abandonné la chimie fine, l'agriculture et les fibres.
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recherche d'alliances au niveau international
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La politique de cessions a été accompagnée de la recherche d'alliances au
niveau international en vue de renforcer les positions acquises dans la
chimie de base.
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"Polimeri Europa"
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Enichem et Union Carbide ont donné lieu en effet à un joint-venture, la
"Polimeri Europa", dans le but de consolider leur position sur le
marché européen du polyéthylène, grâce aussi à l'utilisation de la
technologie Unipol.
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Enichem sera spécialisée dans la production d'éthylène
et de polyéthylène, de polystyrène, de polyuréthannes et d'élastomères
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Grâce aux nombreuses cessions et fermetures d'installations déjà mises en
oeuvre, Enichem vise l'objectif de concentrer son activité dans l'aire qui
intègre surtout le cycle pétrolier où cette Société peut compter sur des
positions de marché compétitives. Ensuite Enichem sera spécialisée dans la
production d'éthylène et de polyéthylène, de polystyrène, de polyuréthannes
et d'élastomères. Après la fermeture de la majeure partie des établissements
produisant des fertilisants et la mise en vente de ceux qui lui restent
encore, Enichem a cédé en effet, au fur et à mesure, ses activités de chimie
fine regroupées dans le cadre d'Enichem Syntesis et, en accord avec ICI, elle
a vendu, à la bourse d'Amsterdam, la majorité des actions de leur
joint-venture EVC portant sur la production de polyvinyle. On a défini, en
outre, la vente d'Enichem Augusta (détergents) à la Multinationale Rwe Dea et
on a maintenu la volonté de sortir également du secteur des fibres.
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1.6.2 MONTEDISON.
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politique de rationalisation
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Le groupe Montedison a fait des cessions dans le but de poursuivre une
politique de rationalisation, entraînant la fermeture subséquente
d'installations non productives et l'abandon d'activités non stratégiques.
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Restructuration
deux opérations importantes
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L'activité de restructuration mise en oeuvre par Montecatini, chef de file
de la division chimique du groupe Montedison fait apparaître deux opérations
importantes:
la cession au groupe suédois Procordia des activités pharmaceutiques
d'Erbamont,
et la signature de l'accord avec Shell pour la fusion, au niveau mondial,
des activités respectives dans le domaine des polyoléfines avec la création
subséquente de la société Montell Polyoléfines,
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politique d'internationalisation
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Pour ce qui concerne les activités aboutissant à Ausimont, Montecatini a
passé un accord avec la société japonaise Nippon Zeon dans le domaine des
élastomères fluorés ainsi qu'effectué un investissement pour la production
d'eau oxygénée à Bitterfeld, opérations grâce auxquelles Ausimont poursuit sa
politique d'internationalisation.
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1.7 AUTRES PAYS
1.7.1 NOVARTIS
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fusion des groupes suisses Ciba Geigy et
Sandoz, Novartis est le numéro deux mondial de la pharmacie et le numéro un
de l'agrochimie
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La fusion des groupes suisses Ciba Geigy et Sandoz entrera dans l'histoire
comme le mariage de deux géants. Dès la fin de 1996, Ciba et Sandoz ont
disparu pour laisser la place à Novartis, numéro deux mondial de la pharmacie
et numéro un de l'agrochimie. En l'espace de quelques mois, les nouvelles
équipes ont été mises en place, en même temps qu'étaient annoncées de 10.000
à 12.000 suppressions d'emplois. La scission des spécialités chimiques de
Ciba a été réalisée et la nouvelle société CSC a été lancée en Bourse le 13
mars 1997.
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à court terme, la fusion coûte financièrement plus
qu'elle ne rapporte
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Pour le reste, l'optimisme d'Alex Krauer et de Daniel Vasella relève plus
de la méthode Coué que d'autre chose. A court terme, en effet, la fusion
coûte financièrement plus qu'elle ne rapporte. Novartis a décidé de passer
dans ses comptes 1996 une provision de 4,69 milliards de francs suisses (19
milliards de francs environ) pour faire face au coût de la fusion.
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Un bilan très solide
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Les synergies devraient dégager au cours des trois prochaines années 2
milliards de francs suisses, dont 60% attendus cette année. La facture à été
allégée par 1,7 milliard de francs suisses de plus-values réalisé sur la
cession de plusieurs activités (Mettler Toledo, spécialité chimique MBT et
certains herbicides du maïs de Sandoz). Les charges obèrent donc le résultat
1996 de 2,9 milliards de francs suisses avant impôts et de 1,9 milliard après
impôts. Le résultat net chute de 45 %, à 2,3 milliards de francs suisses,
pour une progression de 8 '% du chiffre d'affaires, à 27,6 milliards de
francs suisses (36,2 milliards de francs suisses y compris les spécialités
chimiques). A noter que la devise helvétique a un impact positif de 2 % sur
l'évolution des ventes. L'entreprise reste toujours très saine avec des
liquidités nettes en hausse de 70 % à 6,2 milliards de francs suisses. Et un
bénéfice d'exploitation des "sciences de la vie" en augmentation de
4% à 5,62 milliards. .
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" Nous avons réussi à préserver l'activité des
conséquences de la fusion ", a estimé Daniel Vasella
|
" Nous avons réussi à préserver l'activité des conséquences de la
fusion ", a estimé Daniel Vasella. De fait, les divisions ont toutes
connu des croissances de chiffre d'affaires en monnaie locale (+7% pour la
santé, +6% pour l'agrochimie et +3 % pour la nutrition). L'immunosuppresseur
Ciclosporine est devenu le premier médicament du groupe devant
l'anti-inflammatoire Voltarène, qui résiste assez bien à la concurrence des
génériques. Pourtant, les marges opérationnelles de ces divisions ont toutes
subi une érosion. Ironie du sort, seules les spécialités chimiques, qui ont
été séparées, ont vu leur rentabilité augmenter l’an dernier.
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L'avenir du groupe repose totalement sur l'innovation
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Novartis doit encore démontrer qu'il peut surmonter l'expiration des
brevets sur ses médicaments et la concurrence des copies moins chères. "
Novartis est dans une position unique parmi les majors de la pharmacie avec
six de ses neuf premiers produits qui ne sont plus protégés par des brevets
", souligne la banque Daiwa. Le groupe suisse, dont 70 % du capital sont
toujours entre des mains helvétiques, n'en est pas à un paradoxe près. Numéro
un mondial du générique, il est également parmi les premiers en dépenses de
recherche et développement (3,14 milliards de francs suisses au total).
" L'avenir du groupe repose totalement sur l'innovation ", ne cache
pas Daniel Vasella. Novartis dépensera dans les prochaines années un peu plus
que la moyenne de l'industrie pharmaceutique en R&D. Le laboratoire est
prêt à procéder au lancement de 29 nouvelles substances dans les trois
prochaines années et dispose de 85 projets en développement clinique.
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1.7.2 SOLVAY
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année 1996 contrastée
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Comme beaucoup de producteurs de plastiques, le belge Solvay n'a pas
réédité son excellente performance de 1995. Le bénéfice net courant du
douzième chimiste européen, qui avait gonflé de 81 % en 1995, a reculé en
1996 de 8%, à 11,5 milliards de francs belges (1,8 milliard de francs) pour
un chiffre d'affaires de 282,7 milliards de FB (45 milliards de francs). Mais
grâce à la plus-value de 190 millions de dollars avant impôts (plus de 1
milliard de francs) apportée par la cession de la santé animale à American
Home Products (AHP), le groupe du baron Daniel Janssen affiche un résultat
net en hausse de 9%, à 13,6 milliards de FB. Ce produit exceptionnel est
néanmoins compensé à hauteur des deux tiers par les frais liés à la fermeture
d'une unité d'électrolyse en Autriche ainsi que par une moins-value sur la
vente de sa filiale brésilienne de feuilles industrielles.
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|
chute de 50 % des profits tirés des plastiques
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Le chimiste belge a surtout souffert l'an dernier de la chute de 50 % des
profits tirés des plastiques. Après l'éclatement de la bulle des prix fin
1995, le redressement des tarifs du PVC, du polyéthylène et du polypropylène
en 1996 a été " plus lent et moins vigoureux que prévu ", a
commenté vendredi Georges Theys, le nouveau directeur de Solvay France. Très
centrées sur les plastiques, les filiales hexagonales du groupe ont
d'ailleurs vu leur chiffre d'affaires baisser de 7,5 %, à 11,46 milliards de
francs. Un phénomène accentué par le " recul rapide " du PVC sur le
marché des bouteilles, qui représente 10% de la consommation de cette matière
en France. "Nous n'avons pas fait de pertes d'exploitation dans les
plastiques, mais aux prix actuels, nous ne couvrons plus l'amortissement du
capital ", a souligné Georges Theys, qui espère pouvoir rétablir des
marges plus consistantes cette année.
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prix de la soude caustique en chute
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Malgré une légère hausse de prix dans le carbonate de soude et
l’acquisition des fluorocarbures de Hoechst, la branche des alcalis affiche
elle aussi un résultat inférieur à 1995. La faute aux prix de la soude
caustique en chute depuis la mi-1996. En revanche, le peroxyde d'hydrogène -
Solvay est numéro un mondial -, la transformation des matières plastiques
(réservoirs pour l'automobile, tubes et raccords, feuilles industrielles,
papiers peints) et le secteur de la santé ont enregistré une progression de
leurs profits. Le groupe bénéficie de la croissance de 36 % de
l'antidépresseur Luvox, concurrent du Prozac, atteignant 163 millions de
dollars de chiffre d'affaires. Une demande d'homologation du produit devrait
être déposée au Japon cette année.
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vente de sa santé animale
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Le porte-monnaie rempli après la vente de sa santé animale, Solvay compte
bien faire quelques emplettes pour renforcer sa branche pharmaceutique (15 %
du chiffre d'affaires actuellement environ) axée sur les troubles. du système
nerveux central, la gastro-entérologie (Duphalac), la cardiologie et les
traitements de la ménopause. "Des dossiers sont en préparation aux
Etats-Unis", précise Georges Theys. .
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un niveau élevé d’investissement
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Après avoir augmenté de 36 % ses investissements l'an dernier, sous
l'effet d'une prise de participation majoritaire dans le fabricant argentin
de plastiques Indupa et l'achat de 60 % du capital du producteur de carbonate
de soude bulgare Sodi, le groupe prévoit de maintenir un niveau élevé
d’investissement, autour de 28 milliards de FB, soit 84 % du cash-flow de
1996. En France toutefois, l’investissement sera en retrait de 8 %. .
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2.
LA NOUVELLE SITUATION DES CADRES AVEC LA MONDIALISATION
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les cycles de la chimie de base sont
incontrôlables
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L'industrie chimique a été destructrice de valeurs au cours des dernières
années, et ses performances, si elles s'améliorent, restent insuffisantes. A
l'origine de ses déboires, " un comportement moutonnier "
générateur de surcapacités entraînant les prix mondiaux dans des cycles
incontrôlables. C'est " l'effet Mikado " décrit par Dominique
Fournier, P.D.G. d'Exxon Chemical France. Mais, grâce à de meilleurs outils
de management, une prise de conscience s'est opérée, conduisant certains
groupes chimiques à se transformer en profondeur.
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la réduction des coûts ne permettra pas à la chimie de
retrouver une croissance significative
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Tant que la pénétration de la chimie se poursuivait à un rythme soutenu,
sa croissance était rapide et assurée. Aujourd'hui, les données du problème
ont changé et l'industrie chimique se trouve en concurrence avec elle-même
sur tous ses marchés. Et la réduction des coûts ne lui permettra pas de
retrouver une croissance significative si elle ne développe pas en même temps
des marchés nouveaux, par la mondialisation, l'innovation et une coopération
plus étroite avec ses clients.
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Quant à l’emploi, le constat est paradoxal
formidable progression des ingénieurs et cadres
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Quant à l’emploi, le constat est paradoxal. Prenons le cas de la France: sur
la période 1982-1996, la chimie française a perdu 38000 emplois et l’effectif
total est de 243000 personnes, mais ce chiffre global recouvre des réalités
très diverses: un effondrement des effectifs d’ouvriers et d’employés (-71000
pour 116000), une forte croissance du nombre des agents de maîtrise et
techniciens (+19000 pour 82000) et une formidable progression des ingénieurs
et cadres (+15000 pour 45000). Cependant, la progression s’est enrayée depuis
1992, où toutes les catégories ont vu leurs effectifs fondre.
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2.1 Vraie et fausse globalisation (6)
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le management des entreprises
multinationales reste profondément ancré dans les cultures d'origine.
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Si l’internationalisation des marchés est incontestable, le management des
entreprises multinationales reste profondément ancré dans les cultures
d'origine. Au début de la décennie, aucune des cent premières entreprises
multinationales actuelles n'était globale, sans attache et sans frontières.
Quarante seulement généraient au moins la moitié de leur chiffre
d'affaires à l'étranger - et, généralement, c'était déjà le cas dix ou
quinze ans plus tôt. Pour la production, seules dix-huit exploitaient la
majorité de leurs actifs à l'étranger. Mêmes constatations pour l'emploi,
puisque dix-neuf seulement employaient au moins la moitié de leur personnel à
l'étranger. Quant au capital, l’internationalisation est pour le mois
restreinte. La plupart des sociétés semblaient penser que leur capital était
mieux protégé dans leur pays d'origine. Enfin, à quelques rares exceptions
près, conseils de direction et styles de management affichaient
un profil résolument national. Et les gouvernements ont aidé la plupart de
ces entreprises à un moment ou à un autre de leur histoire.
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pas de mégaculture planétaire à attendre
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Pas de mégaculture planétaire à attendre donc pour le moment. Pour une
raison simple: même si les technologies modernes rapprochent géographiquement
les civilisations, ces dernières restent enracinées dans des systèmes de
valeurs et de représentations du monde qui sont le reflet de traditions
ancestrales et de principes d'éducation.
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sept grandes civilisations mondiales
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Professeur de stratégie et de civilisations comparées et consultant
international, Bernard Nadoulek distingue sept grandes civilisations
mondiales (anglo-saxonne, latine, slave, asiatique, hindoue, musulmane,
africaine) ayant chacune sa logique de compréhension, de communication, de
négociation ou de management. Peu de choses en commun par exemple entre des
principes anglo-saxons basés sur la liberté individuelle et le combat,
un esprit latin valorisant la création et le libre-arbitre, et une
philosophie asiatique basée sur une approche collective.
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les mécanismes de décision sont conditionnés par le
mode de désignation des dirigeants propre à chaque culture
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Ainsi, contrairement à une idée reçue, le comportement des individus, des
entreprises, même internationalisées, comme les modes de consommation restent
induits par ces logiques culturelles. " La culture d'origine reste le
soubassement des stratégies des entreprises, affirme Jean-Louis Levet, expert
à la Direction du Plan. Il n'y a pas plus américain qu' IBM, plus allemand
que Daimler-Benz, plus japonais que Toshiba ". Si ce n'est parce
que les mécanismes de décision sont conditionnés par le mode de désignation
des dirigeants propre à chaque culture.
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Les principes sont les mêmes, mais la pratique est
différente
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Certes, les multinationales utilisent les mêmes principes de gestion des
ressources humaines, les mêmes technologies de l'information, les mêmes
principes d'organisation. Mais leur mise en pratique est différente. Les modes
d'organisation, par exemple, restent de nature pyramidale au
Japon, alors que les entreprises occidentales fonctionnent sur un mode matriciel.
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on trouve aujourd'hui dans chaque pays une quantité de
produits issus de toutes les cultures
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En outre, globalisation ne signifie pas consommation du même produit par
tous et on trouve aujourd'hui dans chaque pays une quantité de produits issus
de toutes les cultures, alors qu'auparavant les marchés étaient prisonniers
des spécialités nationales. Pour réussir son internationalisation,
l'adaptation au local reste donc le maître mot aujourd'hui, qu'il s'agisse du
marketing ou des ressources humaines.
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management interculturel:
comprendre les autres
superposer aux cultures locales une culture d'entreprise représentative
des différentes nationalités
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L'une des clés du management interculturel, c’est d’être soi-même et de
garder le sentiment de sa propre identité, tout en faisant l'effort de
comprendre les autres dans la concurrence et la coopération. Une volonté de
compréhension qu'il est indispensable de mettre en pratique, d’abord entre
pays occidentaux, et plus particulièrement entre pays européens. Sur le plan
du management, il est important de superposer aux cultures locales une
culture d'entreprise représentative des différentes nationalités, afin de se
faire comprendre et respecter. Sur le plan du marketing, la prise en compte
des spécificités locales, aussi ténues soient-elles, est un exercice tout
aussi indispensable. Il suffit parfois de mettre en scène le produit
différemment pour y parvenir, comme le raconte Robert Salmon, vice-président
de L'Oréal.
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garder des différences culturelles et géographiques
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Il faut garder des différences culturelles et géographiques pour préserver
l'innovation et éviter l’appauvrissement. D'ailleurs, les entreprises qui ont
grossi sur le plan mondial ont multiplié leurs centres de recherche et
développement.
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2.2 Fusions d’entreprise
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cessions et fusions sont consécutives
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En plus du phénomène des cessions, totales ou partielles, et même du fait
de celles-ci, les entreprises ont tendance à se concentrer à l’intérieur de
groupes en fusionnant la constellation de sociétés "spécialisées"
créées au cours des années quatre-vingts.
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une intégration réussie suppose réciprocité, échanges,
complémentarité, synergie
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Peur de perdre sa place, syndrome du vaincu, déracinement culturel, une
fusion cause toujours, à un degré ou à un autre, un traumatisme parmi les
salariés de l'entreprise absorbée, mais aussi chez ceux du " conquérant
". Rien n'est plus difficile que de travailler avec l'autre, sur des
bases culturelles différentes, car les comportements individuels sont
cimentés par des valeurs et des façons de faire collectives. Des repères,
parfois inconscients, qui vont disparaître du jour au lendemain. C'est encore
plus vrai lorsque la fusion concerne deux entreprises de nationalité
différente : elle est particulièrement délicate à gérer. Selon les experts,
une intégration réussie suppose réciprocité, échanges, complémentarité,
synergie. Elle ne doit pas nier les cultures d'origine, sauf, bien sûr, s'il
y a antagonisme.
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Ne pas sous-estimer les dimensions organisationnelle et
humaine de la fusion
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L'objectif est bien plutôt de promouvoir une double nationalité où chacun
s'enrichit des différences. D'où l'importance de mettre en place de nouvelles
structures qui réalisent rapidement le mixage des équipes. Et de choisir avec
soin les nouveaux hommes clés. Or, beaucoup d'études sur les fusions
démontrent que les dirigeants ont trop tendance à se focaliser sur les
objectifs économiques et financiers et à sous-estimer les dimensions
organisationnelle et humaine de la fusion. Dès la décision stratégique prise,
elles doivent se préparer, mais ce n'est pas toujours le cas. Les contraintes
de confidentialité, par exemple, ne permettent pas l'implication en amont des
différents interlocuteurs. Cette confidentialité n'explique pas tout. Dans
bien des cas, même après l'officialisation du rapprochement, il règne une
certaine improvisation, teintée d'angélisme, alors qu'une fusion n'est
justement jamais angélique. L'erreur la plus fréquente consiste à croire que
l'intégration des deux entreprises va se faire d'elle-même.
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La fusion pose à chacun un problème d'appartenance,
entraîne des restructurations avec une réduction des effectifs liée aux
doublons d'activités et avec un risque d'hémorragie parmi les hommes clés
|
Dans un processus de fusion, tout n'est pas rationnel et l'aspect
émotionnel ne doit jamais être ignoré. Cultures différentes, peur de perdre
sa place, syndrome du vaincu, les dirigeants de l'entreprise "
absorbante " sont toujours confrontés à des réactions d'angoisse et
d'agressivité chez le "vaincu", mais aussi parmi son propre
personnel. La fusion pose à chacun un problème d'appartenance et débouche sur
une crise d'identité; d'autant qu'il y a généralement des restructurations
avec une réduction des effectifs liée aux doublons d'activités. Il y a alors
un risque d'hémorragie parmi les hommes clés. Il s'ensuit un climat de
suspicion. Le manque de communication laisse libre cours aux rumeurs et
fausses nouvelles, et, à la moindre décision, de multiples interrogations
taraudent les salariés et particulièrement les cadres.
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Obtenir l’adhésion du personnel, le plus souvent à
travers une communication directe
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Certaines entreprises tentent même de gérer la fusion comme un projet, en
s'appuyant sur un comité de pilotage chargé de résoudre les " problèmes
en temps réel ", y compris l'harmonisation de la durée du temps de
travail et des rémunérations, en veillant à ce que l'entreprise obtienne
l'adhésion du personnel, et plus particulièrement des cadres, le plus souvent
à travers une communication directe.
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La nouvelle situation des cadres présente plus
d’inconvénients que d’avantages
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La situation des cadres est délicate. En effet, ils doivent faire accepter
le traumatisme de la fusion à leur personnel, sans pour autant avoir les
moyens d’agir sur les décisions. Et les enjeux de pouvoir faussent le jeu.
Pendant la phase de transition, le temps d’obtenir l’accord des autorités,
ils perdent leur capacité de maîtriser l’information et les décisions sont
préparées sans leur accord sous le sceau de la confidentialité. De plus, si
l’organisation de la fusion est improvisée, ils en seront les premières
victimes, puisque leur efficacité et le travail de leur personnel s’en
ressentira. De plus, certains serviront de boucs-émissaires en cas de
conflits de pouvoir entre la nouvelle direction et l’ancienne. Des départs
auront lieu sans que le mérite des cadres concernés n’ait été mis en doute,
sous forme de transactions amiables.
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3.
LA FILIALISATION DES ACTIVITES
3.1 Joint-ventures
|
joint-ventures avec des partenaires
locaux, accords de licence et contrats de sous-traitance
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Priorité aux marchés émergents. Selon une enquête de Coopers & Lybrand
les industries de pointe sont elles aussi confrontées à une
"globalisation des marchés" qui va accélérer les implantations
industrielles hors des zones de production habituelle (Europe, Amérique du Nord,
Japon). Les Américains sont les plus rapides dans cette "
externalisation de la production " dans les marchés émergents. Ils
privilégient désormais trois types d'associations pour prendre pied dans ces
territoires: joint-ventures avec des partenaires locaux, accords de licence
et contrats de sous-traitance. En revanche, la pratique des filiales détenues
à 100 %. est en perte de vitesse.
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|
les Européens sont manifestement méfiants
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A contrario, les Européens continuent de préférer le contrôle total d'une
filiale à tous les autres modes d'implantation. Cette solution représente
actuellement 73 % de la production des pays européens exécutée hors du
continent. Ce total devrait baisser à 70 % en l'an 2000. Les autres modes de
transfert sont en progrès auprès des industriels du Vieux Continent, mais
l'enquête estime que les Européens sont "manifestement méfiants " à
l'égard des joint-ventures et des contrats de sous-traitance.
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|
filiale à 100%
trois types de risques
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Coopers & Lybrand estime pourtant que " le joint-venture
constitue un moyen efficace pour prendre pied sur les nouveaux marchés
". Le cabinet-conseil affirme que " les entrepreneurs européens,
s'ils persistent dans le choix de la filiale à 100%, prennent trois types de
risques: pertes de marché, ralentissement de la croissance et absence sur les
marchés émergents ".
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|
adopter une organisation plus souple et plus proche du
client
|
Cette analyse concerne toutes les industries high-tech (technologies de
l'information, logiciels, produits et composants électroniques, aérospatiale,
défense). Malgré la forte valeur ajoutée de ces produits et la faible
incidence du poste transport sur leurs prix, les industriels "
technologiques " vont devoir également " adopter une organisation
plus souple et plus proche du client " en produisant dans les pays à
faible coût. Pour compenser ces pertes d'activité, ils devront " se
concentrer pleinement sur le coeur de métier où le savoir-faire technologique
confère un avantage stratégique ". .
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3.2 Alliances stratégiques
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une alliance exige une formidable
mobilisation des ressources humaines
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L'alliance exige une gestion hors pair pour répondre aux attentes
mutuelles. Le propre de l'alliance est d'exiger une formidable mobilisation
des ressources humaines, car des sociétés autonomes, différentes par la
culture, si ce n'est par la nationalité, et, de surcroît souvent concurrentes
doivent apprendre à partager une stratégie, à travailler ensemble.
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|
les questions de culture comme de répartition des
pouvoirs sont en effet au coeur des alliances
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Les entreprises ne prennent pas suffisamment garde à ces aspects. Bien des
entreprises se limitent aux questions financières et juridiques, en faisant
passer le management au second plan. Ce n'est pas parce qu'elles ont prévu
des structures équilibrées qu'elles règlent tout. Elles doivent toujours
tenir compte du choc culturel. L'alliance doit aussi être conçue comme un
projet d'entreprise. Les questions de culture comme de répartition des
pouvoirs sont en effet au coeur des alliances, comme des fusions, d'ailleurs.
Il s'agit de mettre en place une organisation cohérente et de composer avec
soin les équipes appelées à travailler ensemble.
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Anticiper
Réussir l'alliance suppose de développer une véritable ingénierie de
projet
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En fait, les questions de stratégie comme de management doivent être
anticipées très en amont, dés les négociations, et dans une optique de
gestion de crise : mieux vaut prévenir que guérir. Les entreprises ne
réalisent pas suffisamment que l'alliance est un processus global qui
allie les questions de stratégie, de finance, de droit et de management. Il
est important d'arriver à la table de négociation en ayant tous les élément
en main : connaissance du partenaire et de ses réelles intentions, impacts
directs et indirects du rapprochement, ébauche de la future organisation et
dés responsabilités, montage juridique et financier, scénarios relatifs aux
situations de conflit. Et pour bien faire le tour de la question, rien ne
vaut pour lui l'adoption du management par projet, à l'instar des grands
chantiers industriels, en confiant la planification des différentes étapes à
des responsables de projets d'alliance.
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3.3 Transfert de technologies
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Comment s'associer avec un partenaire
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Comment s'associer avec un partenaire sans lui donner des armes pour
devenir un concurrent ? Avec la mondialisation des échanges et
l'industrialisation des pays émergents, ces questions se posent de plus en
plus souvent.
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transferts de savoir-faire comme préalable à tout
contrat ou accord industriel
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Les transferts de technologies sont à l'ordre du jour, avec le boom des
investissements en Asie et l'ouverture des pays de l'Est. Pour certains
industriels, ils représentent une perte dangereuse de savoir-faire, avec à la
clé le risque de donner des armes à un concurrent potentiel. Pour d'autres,
il s'agit d'une composante de la vie économique qui s'accélère d'année en
année, sous la pression de l'industrialisation des pays émergents et de la
mondialisation. Dans de nombreux cas, les entreprises n'ont d'ailleurs pas
véritablement le choix puisque de nombreux pays imposent ces transferts de
savoir-faire comme préalable à tout contrat ou accord industriel.
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Perte de contrôle inconsciente
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Le danger de " perte de contrôle inconsciente ", bien connue des
services de renseignements, commence lorsque des équipes de l'acheteur
visitent les usines, les bureaux d'études et les laboratoires du vendeur.
Après la signature du contrat, on entre dans une phase euphorique très
dangereuse. A ce moment, certaines informations transitent par des circuits
interpersonnels, et une relation élève-professeur, très valorisante pour le
professeur, peut se mettre en place.
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pillage technologique
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Une chose est sûre : les alliances entre entreprises sont une des sources
majeures du pillage technologique, " car le partenaire peut entrer dans
la coopération avec des intentions cachées ". Les industriels
américains, pourtant champions des joints-ventures en Asie, se méfient
d'ailleurs terriblement de ces associations. Selon une enquête de Booz Allen,
17 % des patrons américains les trouvent " efficaces ", mais 31 %
d'entre eux les estiment " dangereuses ". En revanche, ces
alliances sont profitables: les entreprises qui y font appel affichent une
rentabilité moyenne de l'ordre de 50 % supérieure à celle de leurs
concurrents.
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ces transferts de savoir deviennent la norme
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Risqués ou pas, ces transferts de savoir deviennent la norme. Entre
l’ensemble des technologies " faites maison ", ce qui n'existe
pratiquement plus, et les technologies achetées à 100 %, on trouve toute une
série de modes d'accès au savoir industriel : achat d'une société, club
d'utilisateur, participation au capital, contrats de recherche. Parmi tous
ces systèmes, le joint-venture est aujourd'hui le plus en vogue, notamment en
Asie.
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4.
L’EVOLUTION HIERARCHIQUE DANS LES GRANDS GROUPES
4.1 Conséquences des réorganisations sur les structures de management.
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Les délégations sont de moins en moins
attribuées aux niveaux "non-top"
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Le nombre des Directeurs a tendance à diminuer en fonction des
concentrations de sociétés, alors que celui des autres dirigeants diminue en
fonction du resserrement des niveaux hiérarchiques. Les délégations sont de
moins en moins attribuées aux niveaux "non-top", avec des
répercussions subséquentes sur le pouvoir de représentation des Syndicats
d'Entreprise, notamment en Italie.
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réduction des niveaux hiérarchiques
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La réduction des niveaux hiérarchiques fait partie d'un projet global de
diminution de coûts fixes mis à exécution non seulement pour réaliser des
objectifs d'efficacité, mais en fonction aussi de l'assouplissement du
processus de prise de décisions. En effet, la capacité de réagir rapidement
nécessite la mise en place de structures par activités, avec peu de niveaux
intermédiares: PDG, Directeurs de Divisions (Directeurs industriels),
Directeurs d’usines, (Chefs d’exploitation), Ingénieurs, (Agents de maîtrise)
et Opérateurs. Les niveaux entre parenthèses peuvent disparaître dans
certaines compagnies (Air Liquide, Péchiney).
Inversement, les structures de décentralisation (holding et filiales)
créent des postes de Direction supplémentaires dans les filiales.
La mise en place de cette réduction des niveaux hiérarchiques n’est
parfois qu’une facade pour concentrer le pouvoir entre un minimum de
personnes. En réalité, les cadres fonctionnels (non opérationnels) subsistent
dans l’organisation et ont en charge des domaines qui ne sont pas couverts
par les décisions directes clients-production-fournisseurs et qui sont de
plus en plus nombreux. La pyramide hiérarchique est devenue horizontale (avec
un large rateau) et une pression de l’autorité qui augmente.
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augmentation du nombre d’experts qualifiés
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L'informatisation élevée est en train de déterminer une réduction des
présences d'agents administratifs dans les fonctions de staff où est requise
une capacité professionnelle de plus grande compétence. On constate aussi à
l'intérieur des entreprises italiennes une tendance marquée à fractionner les
cadres dirigeants en deux clivages: top-management et les autres; au sein de
ce deuxième niveau, en profitant du turn-over, le cadre dirigeant qui prend
sa retraite est remplacé par un cadre possédant de hautes qualités
professionnelles, mais qui ne sera jamais cadre dirigeant.
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délégations de pouvoir et contrôle
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Inversement, les dirigeants ayant plus de pouvoir, les délégations de
pouvoir vont avoir plus d’importance dans la définition des responsabiltés
puisqu’il y a peu de recouvrements. Le cadre dirigeant sera plus directement
impliqué en pénal par la justice en cas de faute de l’entreprise, s’il n’a
pas délégué son pouvoir et sa responsabilité à un niveau inférieur. C’est le
cas pour des filiales étrangères insuffisamment controlées par la maison-mère.
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La cotation des postes devient universelle
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Les méthodes de classification de postes sont en cours d’harmonisation au
niveau européen par l’intermédiaire de la méthode HAY, du nom du
Cabinet-conseil qui la met en place. Il s’agit d’une cotation des postes de
travail depuis l’ouvrier jusqu’au cadre supérieur, qui utilise plusieurs
critères, à la manière des sociologues. Cette cotation a une influence sur la
rémunération du personnel concerné.
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4.2 Changement du système de rémunération.
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Les cadres ont des rémunérations
individualisées dépendant de l’entreprise
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Les rémunérations des cadres ne sont pas encadrées par des conventions
collectives, en général. En France et en Allemagne, il existe des minima
conventionnels négociés annuellement. En Allemagne, les salaires d’embauche
sont suivis par le VAA sous forme d’enquête annuelle, ainsi que la
progression par décile selon l’age ou l’ancienneté. En Italie, la Convention
Collective Nationale du Travail des cadres dirigeants industriels est de
moins en moins orientée vers la sauvegarde du pouvoir d'achat des salaires,
dont les augmentations sont de plus en plus liées à des facteurs
ressortissant au mérite (partie variable) et à la carrière (partie fixe).
Chaque entreprise a cependant son système de rémunération et toute
restructuration remet à plat ce système, ce qui n’est pour déplaire à ceux
qui veulent le remettre en cause. La mondialisation est alors un prétexte
idéal.
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Intéressement au résultat de l’entreprise
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Il existe de plus en plus fréquemment de nouvelles formes de rémunération
qui ne sont pas directement liées au salaire, mais au résultat de
l’entreprise, ou même au résultat de l’activité ou de l’usine sous forme
d’indicateurs appropriés. En France, la prime d’intéressement est négociée
sous forme d’un accord d’entreprise pour trois ans. Elle comprend une
participation financière avec des éléments aléatoires (non entièrement
prévisibles) tels que le résultat de l’entreprise ou son excédent
d’exploitation ou tout autre terme paramétrable tel que la sécurité et
l’environnement. La formule peut comprendre un terme négocié au niveau de
l’entreprise et un terme négocié au niveau de l’établissement. La prime
d’intéressement n’est pas soumise aux cotisations sociales, mais est
imposable.
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participation financière
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En France, il existe aussi d’autres formes de participation financière qui
ne sont pas soumises aux cotisations sociales et ne sont pas imposables sous
réserve d’un blocage pendant cinq ans. D’abord, la participation aux
bénéfices, qui est légale et/ou négociée dans l’entreprise et qui est
calculée sur le bénéfice fiscal (base identique aux impôts). Ensuite, le plan
d’épargne-entreprise qui est volontaire avec un abondement éventuel de
l’employeur. Il est composé d’actions et/ou d’obligations. La gestion des PEE
est paritaire (entreprise-syndicats).
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stock-options
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Les stock-options sont des actions que les entreprises permettent à leur
personnel d’acheter dans un certain délai, à un prix déterminé, souvent
avantageux (légère décote par rapport au marché boursier).
En France, cette forme de participation financière n’est souvent réservée
qu’aux cadres dirigeants et bénéficie d’une fiscalité encore avantageuse.
L’enrichissement est (trop) facile en cas de hausse boursière.
En Grande Bretagne, la pratique est déjà ancienne et certaines entreprises
l’abandonnent pour rechercher une forme d’incitation plus active.
En Italie, l'attribution de primes sous forme de stock-options ne s'est
pas encore imposée. On est en train toutefois de modifier la structure de la
rémunération globale: la prime de manager est de plus en plus déplacée vers
les primes annuelles et vers l'attribution d’avantages en nature, alors que
le rajustement de la partie fixe n'est activé qu'en fonction de la position,
elle-même étroitement liée à l'évaluation des compétences professionnelles.
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5.
LES CONSEQUENCES SOCIALES
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Toute restructuration concerne l’ensemble
du personnel
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Toute restructuration concerne l’ensemble du personnel, de l’employé
jusqu’au cadre supérieur. C’est le contrat de travail qui lie le personnel à
l’entreprise qui assure la continuité dans le changement.
Les structures changent, le contrat de travail subsiste, mais subit des
modifications, surtout en cas de filialisation, involontaires pour le cadre,
souvent à son désavantage. Sa carrière n’est plus linéaire dans l’entreprise
ou le groupe, mais les mutations horizontales, c’est à dire sans promotion,
sont de plus en plus fréquentes.
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5.1 Analyse des conséquences sociales et légales sur les cadres
supérieurs.
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En France, les régimes paritaires basés
sur les cotisations sociales sont remis en cause par les difficultés de
financement
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En France, les régimes paritaires basés sur les cotisations sociales sont
remis en cause par les difficultés de financement. Le chômage est moins bien
indemnisé, l’assurance maladie fait l’objet de contrôle des dépenses, les
cotisations retraites tendent vers le maximum autorisé, mais les pensions
sont moins augmentées, y compris les retraites complémentaires pour les
cadres (AGIRC). Les fonds de pension par capitalisation sont maintenant
autorisés, au dela des régimes obligatoires.
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En Italie, la Convention Collective Nationale du
Travail des " dirigenti " rencontre des difficultés pour
son avenir
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En Italie, la Convention Collective Nationale du Travail des
" dirigenti " s'applique à l’assurance maladie, à la
prévoyance, aux protections professionnelles pour lesquelles, toutefois, on
voit déjà poindre à l'horizon de graves problèmes:
- Assurance maladie: il s'agit de problèmes de type principalement fiscal.
- Retraites: le problème est lié à une augmentation du coût supporté par
les entreprises et par les cadres dirigeants avec en parallèle un passage
progressif à des méthodes de cotisation qui réduiront, en tout état de cause,
la valeur des retraites obligatoires; d'où la nécessité de donner plus
d’importance, par des augmentations de coût à venir, aux retraites
complémentaires qui devront permettre de récupérer ce qu'on aura perdu sur le
plan de celles obligatoires.
- En ce qui concerne les suppressions de postes, les protections mises en
oeuvre visent à limiter celles qui portent sur des licenciements, en
encourageant les départs par des primes dont les montants, toutefois, vont
fatalement baisser. La possibilité de partir avec sa retraite vieillesse
" pleine " se réduira de plus en plus jusqu’à disparaître
et ceci pourra avoir lieu même en peu d'années.
- La possibilité pour les cadres dirigeants licenciés de continuer à
travailler à l'extérieur consiste et surtout consistera dans le travail à
temps partiel et dans les petites entreprises patronales, auprès desquelles
s'accroît l'exigence de la présence de managers.
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5.2 L’Europe sociale face aux
restructurations
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obligation de consulter les représentants du
personnel
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Un groupe ou une entreprise situé dans un Etat de l'Union européenne qui
décide de fermer une entreprise ou un établissement situé dans un autre Etat
a-t-il l'obligation de consulter préalablement les représentants du personnel
concernés ? La réponse est positive, cette obligation de consulter les
représentants du personnel résultant notamment de deux directives
communautaires :
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directive n°75/129/CEE
licenciements collectifs
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- la directive n° 75/129/CEE du 17 février 1975 (modifiée par la directive
n° 92/56/CEE du 24 juin 1992) sur le rapprochement des législations des Etats
membres relatives aux licenciements collectifs, est particulièrement
explicite sur ce point : " Lorsqu'un employeur envisage d'effectuer
un licenciement collectif, il est tenu de procéder, en temps utile, à des
consultations avec les représentants des travailleurs en vue d'aboutir à un
accord " ;
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directive n°94/45/CEE
comité d'entreprise européen
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- la directive n° 94/45/CEE du 22 septembre 1994 sur l'institution d'un
comité d'entreprise européen ou sur la mise en place d'une procédure
d'information et de consultation du personnel dans les entreprises ou les
groupes de dimension communautaire, précise, dans son article 7, que le
comité d'entreprise européen a le droit d'être informé sur les mesures qui
affectent considérablement les intérêts des travailleurs, notamment en cas de
délocalisations, de fermetures d'entreprises ou d'établissements ou de
licenciements collectifs et plus particulièrement que le comité "a le
droit de se réunir, sur sa demande, afin d’être informé et consulté sur ces
mesures ".
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y compris pour les accords conclus par anticipation
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Les dispositions de cet article sont inapplicables lorsqu'un accord a été
conclu, par anticipation, en vertu de l'article 13 de la directive; mais en
pratique, ces accords prévoient une procédure de consultation ou de dialogue
(ce qui est le cas dans l'accord relatif au comité de groupe européen de
Renault du 5 mai 1995, articles 1er et 7).
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Ces directives sont aujourd'hui transposées dans les droits nationaux et
les règles qu'elles fixent sont imposées par les lois nationales.
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éviter les licenciements collectifs
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Il convient de préciser également que, dans la directive de 1975 relative
aux licenciements collectifs, la consultation est conçue comme une discussion
"en vue d'aboutir à un accord", afin d'éviter les licenciements
collectifs ou d'en limiter le nombre. Elle ne se limite donc pas à un simple
échange de vues à partir d'informations fournies par l'employeur.
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la consultation est nécessairement préalable à la prise
de la décision
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En outre, selon cette même directive, la consultation doit intervenir
" en temps utile ". Il faut comprendre de cette formule que la
consultation est nécessairement préalable à la prise de la décision. Cette
règle vaut non seulement pour les décisions de licencier elles-mêmes, mais
aussi pour les décisions qui conduisent inéluctablement à des licenciements
(fermetures, délocalisations, etc.).
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la règle communautaire privilégie le dialogue social et
le situe au coeur des opérations de restructuration
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Ainsi, la règle communautaire privilégie le dialogue social et le situe au
coeur des opérations de restructuration et les lois nationales qui ont
transposé cette directive dans chaque Etat membre ont confirmé et même
renforcé ces principes en faveur des salariés selon des modalités qui varient
selon les pays. Par conséquent, il ne peut faire aucun doute que lorsqu'une
société ou un groupe décide la fermeture d'un établissement ou d'une
entreprise implanté dans un pays de l'Union européenne, la consultation
préalable des représentants du personnel s'impose à elle, tant au regard des
principes communautaires que des règles nationales. Cette consultation
concerne autant les représentants du personnel de l'établissement qui doit
être fermé que, le cas échéant, les représentants du personnel de
l'entreprise qui décide de cette fermeture.
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la consultation du comité d'entreprise européen ne
précède pas la prise de décision.
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La directive de 1994 sur le comité d'entreprise européen adopte, pour sa
part, une conception un peu différente de la consultation : dans ce cadre, la
consultation des représentants du personnel est entendue comme un échange de
vues et n'exige pas l'expression d'un avis formalisé sous forme d'un vote. En
outre, bien que la question soit discutée, cette directive n'impose pas que
la consultation du comité d'entreprise européen précède la prise de décision.
Par ailleurs, le comité d'entreprise européen est appelé à n'être consulté
qu'une fois par an sur l'évolution des activités et les perspectives de l'entreprise
ou du groupe, et, s'il le demande, au cas par cas, sur les mesures affectant
considérablement les intérêts des travailleurs.
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instituer une structure ou une procédure de dialogue
implique loyauté et bonne foi réciproques
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Il est clair que la directive de 1994 vise essentiellement à instituer une
structure ou une procédure de dialogue dans lequel règne " un esprit
de collaboration ", formule qui implique naturellement, à tout le
moins, loyauté et bonne foi réciproques. Les lois nationales qui ont
transposé cette directive sont très respectueuses de ces principes et elles
imposent rarement des modalités rigides de consultation.
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une obligation incontestable
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En clair, la consultation des représentants du personnel en cas de
fermeture d'entreprise entraînant des licenciements collectifs est donc une
obligation incontestable résultant au premier chef des règles
communautaires, renforcée par les dispositions qui ont accompagné ou complété
ultérieurement la transposition des directives dans les droits nationaux.
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son contrôle et sa sanction sont du domaine des lois et
juridictions nationales
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En revanche son contrôle et sa sanction sont du domaine des lois et
juridictions nationales. D'ailleurs, la directive de 1975 sur les
licenciements collectifs s'en rapporte aux Etats membres, auxquels il revient
de veiller " à ce que les représentants des travailleurs et/ou les
travailleurs disposent de procédures administratives ou juridictionnelles aux
fins de faire respecter les obligations prévues par la présente directive
".
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6.
LES NOUVELLES CONTRAINTES DE MOBILITE DES CADRES EN CAS DE RESTRUCTURATION
6.1 Impact sur la mobilité des cadres
dirigeants.
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s’adapter
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Dans un marché "européanisé" le cadre dirigeant devra, par la
force des choses, s'adapter à un système de références (mentalité, culture,
langues étrangères et lois) plus différencié et divers que l'actuel; il devra
par conséquent se sentir aussi, plus qu'une ressource stable et sauvegardée
dans son entreprise, un professionnel mobile à la disposition de la société
industrielle européenne.
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Mutation ou mission
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Pour ce qui concerne notamment les conventions collectives en cas de
mobilité, on utilise aussi bien la mutation que la mission, ceci en fonction
de la durée prévue. Généralement on utilise la mission pour des délais assez
courts et/ou qui n'imposent pas une présence continuelle.
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Charte pour le développement à l’international à Degussa
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Degussa s’est dotée d’une charte pour le développement à l’international
des cadres supérieurs et des spécialistes. Ceux-ci devront avoir une
expérience à l’international de plusieurs années, ainsi qu’une expérience de
siège social, être bilingues (allemand, anglais). Les conditions d’expatriation
sont discutées avant le départ.
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6.2 Mutations à l'étranger et
rapatriement.
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On peut envisager la rédaction d'un contrat de travail
européen type pour les cadres
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On peut envisager la rédaction d'un contrat de travail européen type,
adapté à la situation des cadres migrants, qui ne s'imposerait pas aux
entreprises mais servirait de référence aux salariés concernés. Ce contrat de
travail est à élaborer par les Associations des Cadres (CEC) et les
représentants des employeurs européens (UNICE).
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difficultés administratives
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Les démarches et frais liés à la condition de citoyen mobile sont un réel
frein à la mobilité tant ils sont contraignants, surtout pour le citoyen
salarié qui s'expatrie seul et qui n'a donc pas toujours le temps d'effectuer
ces démarches. Si la législation communautaire a déjà permis une
simplification importante, il serait utile de l'approfondir encore (frais et
démarches liés d'un titre de séjour ou titre de résidence, renouvellement
automatique de ce titre, mais sur demande; échange du permis de conduire..).
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Législation restrictive
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Limiter le droit d'entrer sur le territoire d'un autre Etat membre pour y
rechercher du travail à trois mois, dans la mesure où la durée moyenne pour
trouver un emploi est supérieure, constitue un frein important.
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Les Etats membres devraient encourager la formation
linguistique tout au long de la vie dans les entreprises et dans les
structures de recherche d'emploi
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Actuellement, les programmes communautaires se concentrent essentiellement
sur la formation des langues accessibles aux étudiants. Mais la CEC souligne
l'importance de la formation professionnelle des langues. Les Etats membres
devraient encourager la formation linguistique tout au long de la vie dans
les entreprises et dans les structures de recherche d'emploi afin de
permettre aux personnes salariées ou à la recherche d'un emploi de pratiquer,
améliorer et apprendre les langues étrangères européennes et favoriser ainsi
les échanges et les déplacements professionnels et personnels.
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le délai de trois mois pendant lequel le chômeur a
droit aux prestations chômage est insuffisant
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La CEC approuve le raisonnement de la Commission selon lequel une action
communautaire dans le domaine des prestations chômage est nécessaire en
raison de la détérioration du contexte économique dans lequel évoluent les
personnes salariées ou à la recherche d'un emploi.
Le traité a instauré un délai de trois mois pendant lequel le chômeur a
droit aux prestations chômage. C'est généralement insuffisant pour retrouver
un emploi dans un autre Etat membre. Dans ce contexte, il faudrait, comme le
propose la Commission, prévoir une possibilité de prorogation plus souple
qu'aujourd'hui. La proposition de modifier les dispositions du règlement n°
1408/71 dans le but de les adapter au nouvel environnement économique
communautaire s'avère donc aujourd'hui nécessaire en ce qui concerne les
dispositions relatives aux prestations de chômage ainsi que les autres
prestations de sécurité sociale qui y sont fiées. Ainsi, le droit à d'autres
prestations sociales (maladie, maternité) doit rester acquis pendant toute la
période d'indemnisation restant à courir.
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Généralement, les cadres négocient les conditions et
les prestations en matière de préretraite par des accords individuels ou
spécifiques.
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La CEC estime qu'une action communautaire est nécessaire pour pallier au
manque de coordination entre les régimes des Etats membres en matière de
prestations de préretraite pour les travailleurs confrontés à la nécessité
d'exporter les prestations et couvertures sociales auxquelles ils peuvent
prétendre pour eux-mêmes et leur famille.
Généralement, les cadres négocient les conditions et les prestations en
matière de préretraite par des accords individuels ou spécifiques.
La CEC propose donc de ne pas distinguer l'origine de la prestation,
qu'elle soit conventionnelle (au niveau individuel, sectoriel ou de
l'entreprise) ou légale. Toutes les prestations doivent entrer dans le champ
d'application de la proposition de la Commission.
Les dispositions en matière de prestations appliquées aux préretraités
retenues dans la proposition de la Commission devraient se rapprocher des
dispositions qui régissent la situation des retraités notamment en ce qui
concerne :
- les périodes de travail salarié ou assimilé,
- la totalisation des périodes d'assurance,
- l'exportation de la prestation.
La CEC a donc conclu qu'il s'avérait nécessaire de proposer au Conseil
d'élargir le champ d'application des règlements 1408/71 et 574/72 afin d'y
intégrer les régimes de préretraite.
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En Italie ,les pratiques sont diverses
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Actuellement en Italie, pour ce qui concerne de telles problématiques,
toute entreprise se conduit suivant ses propres schémas et le tout est géré,
normalement, à partir de règles pseudo-contractuelles ou de pratiques
d'entreprise de référence, par l'intégration d'accords "ad
personam".
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Pour les cadres en particulier, le transfert des droits
acquis, lorsqu'ils décident d'assumer de nouvelles fonctions dans un autre
pays, pose un réel problème
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Les systèmes de retraite complémentaire diffèrent énormément d'un Etat
membre à un autre. Pour les cadres en particulier, le transfert des droits
acquis, lorsqu'ils décident d'assumer de nouvelles fonctions dans un autre
pays, pose un réel problème. Les solutions envisagées par l'Union Européenne,
doivent poursuivre l'objectif d'amélioration de la compatibilité des
différents systèmes, dans le respect du principe de subsidiarité.
La CEC a d'ores et déjà pris part à des groupes de travail initiés par la
Commission afin de trouver des solutions appropriées et propose aujourd'hui
de poursuivre ces travaux, dans la mesure où elle peut avoir accès aux moyens
nécessaires. D'une part, nous devons considérer le groupe des employés
mobiles ( principalement des cadres), mais nous ne pouvons d'autre part,
introduire des modifications des systèmes nationaux qui pourraient menacer
les droits de la majorité des travailleurs en matière de pensions
complémentaires. En conséquence, la CEC souligne qu'il est primordial que
toute solution envisagée respecte les différentes situations et spécificités
nationales.
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rien n'est prévu pour le cas d'un salarié déjà syndiqué
dans son pays d'origine et momentanément employé à l'étranger
La CEC a élaboré un accord d'assistance mutuelle
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Enfin, si le droit communautaire stipule que le travailleur salarié
ressortissant d'un autre pays de l'Union Européenne dispose des mêmes droits
syndicaux que le salarié national (droit de vote, exercice de responsabilité
de gestion et d'administration, élection dans les instances représentatives
des salariés dans l'entreprise), rien n'est prévu pour le cas d'un salarié
déjà syndiqué dans son pays d'origine et momentanément employé à l'étranger.
La CEC a élaboré un accord d'assistance mutuelle qui permet à chaque adhérent
d'une organisation nationale membre de la CEC de bénéficier d'une assistance
auprès du pays où il est déplacé. Des moyens devraient être donnés aux
syndicats afin qu'ils puissent mettre en place de véritables réseaux et
structures d'aide à la mobilité au sein de leurs instances nationales.
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6.3 Accueil de cadres étrangers en France:
un statut toujours complexe
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il est nécessaire d'obtenir pour toute
personne étrangère travaillant en France une autorisation de travail et de
séjour.
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A l'exception des ressortissants des Etats membres de la Communauté
européenne et de l'Espace économique européen, il est nécessaire d'obtenir
pour toute personne étrangère travaillant en France une autorisation de
travail et de séjour. L'obtention d'une autorisation de travail est soumise
notamment à l'analyse de la situation de l'emploi par la Direction
départementale du travail et de l'emploi. Une offre d'emploi doit être
déposée à I'ANPE pendant trois semaines et, dans le cas où des candidats se
présenteraient, l'employeur serait dans l'obligation de justifier le refus
après avoir étudié leur candidature
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cas des cadres étrangers d'entreprises françaises ou de
filiales d'entreprises étrangères
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Afin de favoriser la venue en France des cadres étrangers, les ministères
de la Ville, du Travail et de l'lntérieur, en vue de simplifier et
d'accélérer les modalités de délivrance des titres de séjour et de travail,
ont élaboré une circulaire en date du 15 avril 1996 (7) concernant les cadres
étrangers d'entreprises françaises ou de filiales d'entreprises étrangères
établies en France. Cette circulaire vise les cadres étrangers employés
depuis plus d'un an dans une société française ou étrangère d'un groupe de
sociétés dont la maison mère, située en France ou à l'étranger, a un capital
social au moins égal à 3 millions de francs et une durée d'existence de trois
ans révolus, qui souhaitent exercer en France dans une société de droit
français de ce même groupe et dont la rémunération nette mensuelle est au
moins égale à 23.517 francs (à ce jour)
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dispense de déposer une offre d'emploi à I'ANPE pour le
poste occupé par le cadre
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Les intérêts majeurs de cette circulaire sont la dispense de déposer une
offre d'emploi à I'ANPE pour le poste occupé par le cadre, le délai d'un mois
dans lequel ces dossiers doivent être traités et la présence d'un responsable
chargé de suivre ces dossiers dans les préfectures. Cette circulaire ne
s'applique qu'aux procédures entamées avant l'arrivée en France de l'étranger
et ne concerne donc pas la procédure de régularisation. Une fois résolu le
problème de l'autorisation de travail, se pose le problème de la loi
applicable au salarié étranger travaillant en France.
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directive 96/71 relative au détachement de travailleurs
effectué dans le cadre d'une prestation de services
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Le Conseil de l'Union et le Parlement européen, considérant que la
"transnationalisation" de la relation de travail soulève des
problèmes quant au droit applicable, ont arrêté le 16 décembre 1996 (8), la
directive 96/71 relative au détachement de travailleurs effectué dans le
cadre d'une prestation de services. Elle garantit au salarié détaché
l'application d'un certain nombre de règles minimales (repos, congés payés,
salaire, sécurité et hygiène...).
La directive prévoit, comme c'est le cas en France, que ces règles sont
applicables dès le premier jour de détachement. Cependant, elle prévoit, dans
certains cas de détachements de brève durée, des possibilités de dérogations
que n'envisage pas l'article L 341-5 du Code du travail et qui ne
s'appliqueront donc pas en France. A l'exception de points de détails, la
réglementation française actuelle semble donc en conformité avec la directive
et ne devrait pas être modifiée.
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Sécurité sociale
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En matière de Sécurité sociale, la législation applicable est en principe,
celle du lieu d'activité. Cependant, des accords bilatéraux ou
multilatéraux peuvent prévoir des dérogations et notamment le cas de salariés
détachés temporairement dans un autre pays que celui du lieu habituel
d'activité.
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Activité temporaire.
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Au sein de la Communauté européenne, les cas de détachement sont prévus
par un règlement du 14 juin 1971 (9). Il prévoit que le salarié envoyé par
son employeur sur le territoire d'un autre Etat membre, pour y exercer une
activité temporaire, demeure soumis à la législation de son pays ce
qui constitue une exception à la règle de rattachement à la législation du
lieu de travail.
Ainsi, un salarié anglais travaillant habituellement au Royaume-Uni,
envoyé par son employeur anglais pour six mois dans une entreprise française,
restera soumis à la législation anglaise. Les cotisations de Sécurité sociale
française ne seront pas dues dès lors que les formalités prévues par le
règlement communautaire (obtention d'un formulaire E101) auront été
respectées. Il faut remarquer que cette possibilité est très largement
utilisée par les entreprises souhaitant une main-d'oeuvre à moindre coût en
favorisant l'assujettissement à la législation d'Etats à faibles charges sociales
|
|
La Commission administrative des Communautés
européennes pour la Sécurité sociale des travailleurs migrants a précisé le
détachement
|
Le 31 mai 1996 (10), la Commission administrative des Communautés
européennes pour la Sécurité sociale des travailleurs migrants a précisé le
champ d'application de l'article 14 paragraphe 1 (portant sur les salariés
détachés) dudit règlement. Ainsi, un détachement n'est possible que si l'existence
et la subsistance d'un lien organique entre le salarié et l'entreprise qui
l'a détaché sont établies. La preuve de ce lien découlera d'un faisceau
d'indices (responsabilité en matière de recrutement, contrat de travail,
etc.). Il convient, cependant, de noter que le salaire n'a pas à être
obligatoirement versé par l'entreprise qui détache, ce qui est intéressant
car en pratique, l'entreprise d'accueil verse souvent le salaire.
|
|
|
La Commission a aussi précisé les conditions dans lesquelles était
possible le détachement auprès de plusieurs entreprises et celui du personnel
embauché exclusivement en vue d'être détaché.
|
7.
CONCLUSIONS
|
améliorer les conditions économiques pour
l’industrie européenne
|
Au vu des nouveaux records de
fermetures d’établissements et du nombre de chômeurs en Europe, et dans le
cadre de marchés en rapide croissance dans d'autres régions du monde et d'une
conjoncture globalement ascendante, la FECCIA propose une série d’actions:
1. en faveur d'une déréglementation et d'une débureaucratisation
afin de diminuer le retard international pris par l’Europe en matière de
croissance et de compétitivité en améliorant les conditions structurelles de
production, en ce qui concerne les produits, les procédés et les
installations et leur innovation ou modernisation, et de ralentir de cette
manière la délocalisation de l'industrie européenne à l'étranger.
2. en faveur d'une croissance économique compatible avec
l'environnement (sustainable development)
ajouter à la conférence de Rio de juin 1992 les risques économiques,
sociaux et fiscaux aux risques écologiques, pour une vue globale des risques
allant dans le sens du concept de Rio, car seule cette vue globale des
risques peut conduire à un consensus dans la société.
3. ne pas imposer des charges supplémentaires à l’industrie
européenne
par une "écotaxe", une taxe sur l'énergie, etc.., qui augmentent
les risques structurels dans le cadre de la position de l’Europe en matière
de compétitivité et d'emplois.
|
|
sauvegarder la capacité de production de l’Europe
|
Dans ce contexte, les facteurs suivants sont, entre autres, indispensables
pour sauvegarder la capacité de production de l’Europe :
- permettre aux industries se trouvant en compétition internationale de
disposer de réglementations internationales (et non nationales) ;
- faire l’étude bénéfice/coût due à l'augmentation constante des standards
;
- prendre en compte les conséquences sociales, économiques et fiscales
dans l'évaluation des risques ;
- ne pas résoudre les problèmes technico-économiques par un dirigisme à
l'extrême (par ex, par des interdictions), mais faire appel à la recherche et
à la connaissance ;
- ne pas devoir sacrifier des industries prometteuses, comme c'est le cas
actuellement avec l’industrie de recherche pharmaceutique, dans le cadre de
plans d'économie unilatéraux ;
- pouvoir exploiter économiquement les brevets pour financer la recherche
et les produits de demain ; les ingérences dans l'exploitation des brevets et
la brevetabilité décident de l'avenir de la capacité de production économique
(pas seulement de celui des jeunes scientifiques) ;
Le problème principal du rapport technico-économico-scientifique est que
les causes et les effets ne se suivent pas immédiatement, mais qu'ils sont
très longtemps liés, parfois pendant des décennies. Les entreprises manquent
de compétitivité et le chômage touche des milliers de jeunes universitaires.
|
|
Promouvoir le dialogue social sur la stratégie long
terme
|
Le dialogue social dans l’entreprise doit être vigilant sur le long terme
et ne pas seulement priviligier des intérêts immédiats. Les cadres sont prêts
à apporter leur compétence dans un dialogue social constructif, et en
particulier quand il s’agit de restructurations et de stratégie long terme.
|
ANNEXE
Rapport
communautaire publié en 1996 et intitulé
" Une
politique de compétitivité industrielle
pour
l'Industrie chimique européenne "
à l’initiative des Commissaires
européens Bangemann et Cresson
I. LES CARACTERISTIQUES ET
LES DEFIS DE L'INDUSTRIE CHIMIQUE DE L'UNION EUROPEENNE
Le principal défi auquel est
confrontée l'industrie chimique européenne consiste à renforcer sa
compétitivité à long terme sur le plan international, en fournissant à ses clients,
tant en Europe qu'à l'extérieur, des produits de haute qualité, respectueux de
l'environnement et à des prix concurrentiels. Par rapport à ce défi, il est
possible de dégager plusieurs caractéristiques essentielles de l'industrie
chimique, en gardant à l'esprit la nécessité de maintenir un niveau de
rentabilité suffisant pour garantir la continuité des investissements en Europe
:
. Les produits chimiques
et les politiques d'environnement et de santé : très diversifiée, la
clientèle de l'industrie chimique va des grands secteurs industriels
(automobile et autres moyens de transport, alimentation, pharmacie, textile,
construction) au secteur agricole (engrais et pesticides), en passant par les
particuliers, utilisateurs finaux des emballages en plastique, peintures,
détergents, cosmétiques, etc. Les produits chimiques sont étroitement liés à la
vie quotidienne. Ainsi y a-t-il en Europe une forte sensibilisation aux
implications de ces produits dans les domaines de la santé et de
l'environnement. Cette prise de conscience, ainsi que les risques véritables et
la complexité des problèmes, ont engendré une multiplication des
réglementations, souvent d'origine nationale : de telles réglementations
devraient être fondées sur une base scientifique solide et leur incidence
économique potentielle, y compris sur la compétitivité internationale du
secteur chimique, doit totalement être prise en considération.
. La dimension européenne
et mondiale de ses marchés : dans ce contexte, il est important de tout
mettre en oeuvre pour que l'industrie chimique européenne puisse faire jeu égal
avec ses principaux concurrents, pays de l'OCDE et pays récemment
industrialisés, en termes d'accès au marché, de cadre environnemental et, si
possible, de règles de concurrence, de réglementation fiscale et sociale.
- Sa dépendance par
rapport aux matières premières et aux intrants énergétiques importés : le
pétrole et le gaz, utilisés dans la production de produits pétrochimiques et de
leurs dérivés, ainsi que les minéraux industriels nécessaires à la fabrication
de produits chimiques inorganiques, doivent en général être importés en Europe.
Ajoutés aux sources d'énergie fournies par des entreprises européennes, comme
l'électricité et le gaz, l'ensemble représente jusqu'à 60 % des coûts de
production des entreprises du secteur chimique. Une concurrence effective ne
peut s'exercer que si les prix unitaires de ces intrants ne sont soumis à
aucune distorsion, que ce soit dans les pays tiers qui les fournissent ou dans
l'Union européenne.
- Sa forte dépendance par
rapport aux capitaux et à la Recherche-Développement : des actifs nets
supérieurs à 1 million d'écus par employé pour une partie importante du secteur
(particulièrement les produits chimiques de base) et des dépenses moyennes en
recherche et développement technologique tournant autour de 5 % du chiffre
d'affaires contraignent l'industrie chimique à rechercher des taux élevés
d'utilisation de ses capacités, afin de réduire au maximum les frais fixes et
de maximiser les recettes. Cela implique :
. une restructuration
continue, visant à produire dans les installations les plus efficaces et
éventuellement à fermer celles qui sont les moins profitables ;
. un effort pour s'assurer
les plus vastes marchés possibles, qui nécessite la consolidation d'un marché
intérieur effectif sur le territoire de l'Union européenne et l'accès à des
marchés extérieurs dans des conditions de concurrence non faussée ;
. un accroissement de
l'effort de recherche coopérative, à la fois avec les entreprises concurrentes
et utilisatrices, dans des domaines plus "horizontaux" de la RDT
(promotion du recyclage, recours plus intensif aux technologies de
l'information, etc.).
. le développement continu de
nouveaux produits et de procédés de fabrication innovateurs, dans le cadre
d'une stratégie à long terme visant à contrer la pression croissante des pays
récemment industrialisés (Asie, pays arabes du Golfe), particulièrement pour
les produits à faible valeur ajoutée, et celle des pays industrialisés
(États-Unis, Canada par exemple) bénéficiant de certains avantages comparatifs
(matières premières et prix plus bas de l'énergie, etc.).
Ces caractéristiques
représentent, par leur diversité, leur complexité et leur interdépendance, un
véritable défi pour une mise en oeuvre effective d'une politique horizontale de
compétitivité industrielle pour l'industrie chimique européenne. Plusieurs
programmes d'actions et de mesures concrètes ont été identifiés dans le cadre
de l'industrie chimique ; ces derniers pourraient servir d'exemple pour
d'autres secteurs similaires.
Il . PRINCIPES DE BASE ET
ACTIONS VISANT A RENFORCER LA COMPETITIVITE INTERNATIONALE DE L'INDUSTRIE
CHIMIQUE EUROPEENNE
Dans toute économie de
marché, chaque entreprise industrielle est responsable des décisions et des
initiatives stratégiques qu'elle doit prendre pour maintenir ou renforcer sa
compétitivité internationale à moyen et long terme.
Néanmoins, les autorités ont
un rôle à jouer en créant le cadre juridique et économique et en adoptant, si
nécessaire, des mesures d'accompagnement aux actions émanant de l'industrie.
Les actions à entreprendre par la Commission, l'industrie et/ou les Etats
membres sont groupées autour des quatre priorités de la Communication sur la compétitivité
industrielle :
1 . Actions visant à
améliorer le cadre réglementaire
Cette amélioration, en accord
avec les "principes directeurs pour l'action réglementaire" récemment
adoptés, devrait se concentrer sur :
- La consolidation,
l'actualisation et/ou la simplification du cadre réglementaire actuel pour les
substances et préparations chimiques. Parmi les exemples de telles actions, on
peut citer la codification des directives relatives aux engrais, aux détergents
et aux restrictions à la mise sur le marché de certains produits, la refonte de
la directive sur les préparations, la simplification de la directive sur la
protection de la santé et de la sécurité des travailleurs face aux risques liés
aux agents chimiques sur les lieux de travail et la simplification des
procédures de notification des nouveaux produits chimiques, particulièrement
pour les P.M.E., sont d'autres exemples d'actions de ce type ;
- L'application d'une
approche cohérente pour toutes les nouvelles initiatives réglementaires concernant
des produits ou des installations chimiques, impliquant :
. une évaluation scientifique
du risque que représente la substance, la préparation ou le type d'installation
en cause pour la santé, la sécurité et/ou l'environnement, et une comparaison
avec les risques associés à d'éventuels produits de substitution ou à des
procédés alternatifs ;
. une analyse appropriée des
coûts et bénéfices des options disponibles au niveau de l'Union européenne,
ainsi que des éventuelles mesures nationales ;
. lorsque cela est possible,
une analyse comparative des textes législatifs similaires en vigueur sont en
cours d'élaboration, dans les pays tiers les plus compétitifs ;
Si les résultats de ces trois
types d'analyses justifient une nouvelle initiative, que ce soit au niveau
international ou au niveau de l'Union européenne, il convient de choisir
l'instrument le plus simple et le moins coûteux garantissant un niveau élevé de
protection de la santé et de l'environnement. Il existe une vaste palette de
possibilités : initiatives unilatérales de l'industrie, accords négociés au
niveau de l'Union européenne ou au niveau national (pour lesquels la Commission
prépare un cadre général), incitations économiques et initiatives
réglementaires au niveau de l'Union européenne ou, si cela est possible et
nécessaire, au niveau international.
Cette approche s'appliquera
également, dans la mesure du possible, aux situations actuelles où, malgré les
mesures d'harmonisation déjà prises, le marché intérieur des produits chimiques
reste fragmenté : directives partielles (amiante), demandes nationales
d'application de l'article 100 A paragraphe 4 (pentachlorophénol, cadmium,
créosote...). Toutes ces actions doivent être analysées et élaborées en coopération
avec les représentants de l'industrie et/ou les Etats membres concernés.
2 - Actions visant à
assurer une concurrence effective
La Commission tiendra
compte de la dimension mondiale de l'industrie chimique et de la nécessité
d'adapter en permanence ses structures, lorsqu'elle devra appliquer les règles
de concurrence à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union européenne, notamment
sous les aspects suivants :
- l'analyse des éventuelles
solutions proposées par l'industrie pour résoudre les problèmes de surcapacité
structurelle, que connaissent certaines industries chimiques de base, au moyen
d'actions appropriées à mener par les entreprises concernées, à condition que
de telles surcapacités structurelles soient prouvées et que les actions
proposées soient compatibles avec les règles de concurrence ;
- la poursuite des efforts de
libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz dans l'Union européenne,
qui permettra de réduire les coûts énergétiques de l'industrie chimique, grande
consommatrice d'énergie ;
- la poursuite des efforts
pour une utilisation effective des instruments commerciaux, et en particulier
pour l'élimination, entre les membres et parmi certains candidats à l'OMC (pays
arabes du Golfe, Chine) des barrières non tarifaires (systèmes de doubles prix
pour certaines matières premières, registres d'importations, etc.) ;
- la recherche bilatérale,
avec les principaux partenaires commerciaux (par exemple avec les États-Unis,
par l'intermédiaire du dialogue commercial transatlantique, le Transatlantic
Business Dialogue et du plan d'action conjoint, le Joint Action Plan), et
multilatérale de nouveaux accords en matière de concurrence et de commerce
international, portant notamment sur l’élimination des entraves aux
investissements internationaux.
3 . Actions visant à
renforcer l'investissement immatériel
La nécessité d'innover dans
des produits chimiques de haute qualité, de diversifier les débouchés et de
mettre au point des procédés de fabrication plus efficaces, amène l'industrie,
la Commission et les autorités nationales à concentrer leurs efforts de
Recherche-Développement, d'enseignement et de formation scientifique, en
particulier :
- la poursuite des programmes
de recherche coopérative au niveau européen, non seulement entre les secteurs
industriels présentant des caractéristiques similaires (cas des initiatives
SUSTECH et PRIMA pour des industries telles que celles des produits
alimentaires, de l'acier et du papier), mais aussi avec les industries d’aval
(transport, construction) et avec les concepteurs de logiciels;
- une intégration accrue de
l'industrie chimique dans les initiatives multisectorielles existantes ou
futures (task forces, faisceaux d'activités) qui permettra un meilleur accès
aux divers programmes communautaires et l'optimisation des résultats grâce à
une meilleure coordination;
- une plus grande flexibilité
dans le développement des programmes communautaires spécifiques de
Recherche-Développement ;
- l'amélioration de la
protection par brevets, par exemple pour les pesticides ou les produits issus
de la biotechnologie ;
- les initiatives actuelles
de l'industrie visant à améliorer l'enseignement de la chimie aux jeunes et la
formation scientifique des travailleurs qui ensemble avec les programmes
communautaires SOCRATES et Leonardo da Vinci, certains sous-programmes du 4ème
programme-cadre et les actions éligibles au titre des Fonds structurels et avec
l'indispensable coopération des programmes éducatifs des Etats membres, vont
renforcer la base éducative et scientifique, essentielle pour assurer l'avenir
d'une industrie chimique innovante, qui doit inclure la formation à la santé et
à la sécurité des travailleurs.
4 - Actions visant à
développer la coopération Industrielle
La structure de cette
industrie, constituée non seulement de sociétés multinationales, mais aussi de
nombreuses P.M.E., ainsi que les risques et les possibilités offerts par
certains marchés internationaux, exigent une intensification des actions de
coopération industrielle.
- L'importance des P.M.E.
dans plusieurs branches de l'industrie chimique, et leur rôle fondamental dans
la création d'emplois et la sous-traitance, imposent la poursuite et/ou le
développement, par l'industrie et la Commission, d'actions telles que :
. l'amélioration de l'accès
des P.M.E. à l'information technique, économique et législative non
confidentielle, grâce à un système de communication plus informatisé
actuellement mis au point par le Conseil européen des fédérations de
l'industrie chimique (CEFIC) et grâce au réseau de la DG III, le RISC (Réseau
d'Information du Secteur Chimique). L'agence de Bilbao pour la santé et la
sécurité au travail constituera également une source d'information fiable et
impartiale.
. la promotion, parmi les
P.M.E. de l'industrie chimique, de plusieurs programmes communautaires élaborés
par la Commission pour faciliter les partenariats et la sous-traitance, pour
améliorer les techniques de gestion, etc.
- Les projets de coopération
qui devront être mis sur pied par l'industrie, avec le soutien de la Commission,
peuvent contribuer à réduire les risques et à accroître les débouchés
potentiels des marchés des pays tiers :
. en ce qui concerne les pays
voisins du marché européen (les PECO, certains NEI et les pays du bassin
méditerranéen), des projets de formation et d'assistance technique s'adressant
aux administrations et aux cadres de l'industrie chimique, destinés à
promouvoir l'établissement progressif d'un cadre réglementaire (englobant la
santé publique et sur le lieu de travail, l'environnement, les règles de
concurrence, etc.) similaire ) celui de l'Union européenne, aideront les pays
candidats à l'adhésion, mais permettraient aussi l'élargissement du marché
intérieur de l'Union, en assurant des conditions de concurrence plus stables et
homogènes ;
. en ce qui concerne les pays
tiers dont les marchés connaissent une croissance rapide (certains PECO, la
Chine, l'Asie du Sud-Est et l'Amérique latine), des projets de formation et
d'assistance technique combinés à d'autres actions plus centrées sur le transfert
de technologies et la promotion de l'investissement, assureront un meilleur
accès à ces marchés.
. en ce qui concerne les pays
riches en matières premières ou en ressources énergétiques (la Russie, les pays
du Conseil de coopération du Golfe), des investissements dans les
infrastructures ou dans les minéraux industriels permettront un meilleur accès
à ces ressources et peut-être une plus grande maîtrise des fluctuations des
prix.
III - CONCLUSION
La Commission estime que
l'industrie chimique de l'Union européenne, bien que parmi les plus modernes et
les plus compétitives du monde, est confrontée à un ensemble de défis qu'elle
dot relever pour maintenir et si possible renforcer sa compétitivité
internationale.
Pour ce faire, une série
d'actions à élaborer ou à poursuivre, par l'industrie, la Commission et les
Etats membres, ont été relevées et sont présentées dans la présente
communication. La Commission mettra en oeuvre un programme de suivi, en
coopération avec des représentants de l'industrie chimique européenne, et
surveillera de près l'évolution de la compétitivité internationale de
l'industrie chimique et l'adoption des mesures proposées.
BIBLIOGRAPHIE
(1) Les ambitions de la
Chimie européenne par Jacques PUECHAL, P.D.G. d'Elf Atochem, colloque sur le
centenaire de la chimie organisé à Paris le 26 novembre 1996.
(2) Livre Vert sur
l’innovation publié en 1996 par la Commission européenne à l'initiative de Mme
Edith Cresson et de M. Martin Bangemann
(3) F.A.Z. FRANCFORT, le 20
Décembre 1996
(4) Chimie Actualités 24 juin
1996 (De notre envoyée spéciale à Amsterdam)
(5) Rapport communautaire
intitulé "une politique industrielle compétitive pour l'industrie chimique
européenne", publié en 1996 à l'initiative des commissaires Bangemann et
Cresson
(6) Expansion Management
Review: étude des cent premières entreprises globales classées par
"Fortune " en 1993, en passant au crible les ventes, la production,
le personnel et la finance
(7) Circulaire
DPM/DM2-3/96/256 du 15 avril 1996.
(8) Publication au "
JOCE " L18/1 du 21 janvier 1997.
(9) Règlement CEE 1408/71 du
14 juin 1971.
(10) Décision CASSTM n°l62 du
31 mai 1996, " JOCE " L241/28 du 21/09/1996.
(11) The European Round Table
(ERT) rassemble un groupe de 46 dirigeants des plus grandes entreprises
d'Europe représentant l'industrie de 17 pays européens et occupant plus de 3
millions de personnes à travers le monde. Leur objectif: constituer une force
de proposition afin de renforcer l'économie européenne et d'accroître sa
compétitivité mondiale.
(12) Le point de vue de
Jérôme MONOD, PDG de la Lyonnaise des Eaux (Les Echos du 6/01/ 97)
(13) Informations-Chimie
(14) Rapports du Bureau
International du Travail, Commission des Industries Chimiques, Onzième session,
Genève 1995:
Rapport I: Evolution récente
dans le domaine des Industries Chimiques
Rapport II: Les répercussions
sur l’emploi et la formation des changements structurels survenus dans les
industries chimiques
Chimie-Actualités
Les Echos
CHEMICAL MARKETING REPORTER
Les
Groupes chimiques mondiaux en 1996 (13)
(en millions de dollars)
|
Rang
|
Groupe
|
Pays
|
CA
|
Bénéfice
|
Effectifs
|
Inv.
|
R&D
|
|
|
|
|
Chimie
|
ou perte
|
totaux
|
|
|
|
1
|
Hoechst
|
D
|
33 860
|
N
|
1 406
|
147 862
|
2 544
|
2 580
|
|
2
|
Bayer
|
D
|
32 320
|
N
|
1 826
|
142 200
|
2 511
|
2 399
|
|
3
|
Novartis
|
CH
|
31 260
|
N
|
1 988
|
116 178
|
1 620
|
3 154
|
|
4
|
BASF
|
D
|
28 970
|
E
|
2 360
|
103 406
|
2 849
|
1 469
|
|
5
|
Unilever
|
GB/NL
|
24 950
|
O
|
2 699
|
306 000
|
835
|
933
|
|
6
|
Du Pont
|
USA
|
23 230
|
O
|
3 158
|
97 000
|
1 701
|
975
|
|
7
|
Procter & Gamble
|
USA
|
20 550
|
I
|
3 251
|
103 000
|
1 162
|
1 221
|
|
8
|
Merck
|
USA
|
19 830
|
N
|
3 881
|
49 100
|
1 197
|
1 487
|
|
9
|
Dow
|
USA
|
17 610
|
O
|
3 030
|
40 300
|
1 344
|
1 301
|
|
10
|
Rhône-Poulenc
|
F
|
16 780
|
N
|
536
|
75 250
|
1 406
|
761
|
|
11
|
ICI
|
GB
|
16 440
|
N
|
430
|
64 000
|
841
|
1 574
|
|
12
|
Mitsubishi
|
Japon
|
15 940
|
N
|
-110
|
|
|
|
|
13
|
Elf Aquitaine
|
F
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Elf Atochem
|
F
|
10 520
|
O
|
723
|
33 600
|
1 075
|
313
|
|
|
Sanofi
|
F
|
4 620
|
N
|
341
|
28 207
|
213
|
636
|
|
14
|
Shell
|
GB/NL
|
14 030
|
O
|
1 191
|
23 000
|
1 413
|
762
|
|
15
|
Roche
|
CH
|
13 770
|
N
|
3 364
|
48 972
|
1 401
|
2 110
|
|
16
|
Johnson & Johnson
|
USA
|
13 600
|
O
|
2 837
|
89 300
|
|
1 905
|
|
17
|
Akzo
|
NL
|
13 320
|
N
|
782
|
70 700
|
1 094
|
675
|
|
18
|
Exxon
|
USA
|
13 100
|
N
|
1 197
|
13 900
|
1 541
|
173
|
|
19
|
Glaxo-Wellcome
|
GB
|
13 030
|
N
|
3 120
|
53 460
|
601
|
1 814
|
|
20
|
AHP
|
USA
|
12 760
|
N
|
1 883
|
59 747
|
652
|
1 429
|
|
21
|
SmithKline Beecham
|
GB/USA
|
12 380
|
N
|
1 755
|
52 900
|
866
|
1 194
|
|
22
|
Asahi
|
Japon
|
11 880
|
N
|
233
|
|
|
|
|
23
|
L'Oréal
|
F
|
11 800
|
0
|
826
|
43 158
|
432
|
591
|
|
24
|
Bristol-Myers Squibb
|
USA
|
11 450
|
I
|
3 419
|
51 200
|
480
|
1 070
|
|
25
|
Pfizer
|
USA
|
11 310
|
N
|
1 929
|
47 000
|
|
1 684
|
|
26
|
Henkel
|
D
|
10 840
|
N
|
342
|
46 665
|
1 084
|
267
|
|
27
|
Monsanto
|
USA
|
9 260
|
N
|
345
|
28 000
|
692
|
728
|
|
28
|
Solvay
|
B
|
9 120
|
N
|
349
|
35 400
|
903
|
406
|
|
29
|
Zeneca
|
GB
|
8 380
|
N
|
1 005
|
31 100
|
243
|
941
|
|
30
|
Sumitomo
|
Japon
|
8 200
|
O
|
458
|
|
|
|
|
31
|
Colgate palmolive
|
USA
|
7 880
|
I
|
1 033
|
37 900
|
414
|
163
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E
|
Bénéfice d’exploitation
|
|
|
|
|
|
|
I
|
Bénéfice avant impôt
|
|
|
|
|
|
|
N
|
Bénéfice net
|
|
|
|
|
|
|
|
O
|
Résultat opérationnel
|
|
L’emploi
dans l’Industrie chimique (14)
Classe 351 de la CITI: Industrie Chimique
Classe 352 de la CITI: Fabrication d’autres produits chimiques
L’emploi décroit dans les pays développés, croit légérement en Europe
centrale et orientale mais surtout est en croissance rapide dans les pays en
développement (sic) et particulièrement en Chine.
En pourcentage, les pays développés sont passés de 50% du total des emplois
mondiaux en 1970 à 30% en 1990, alors que leur pourcentage dans la production
mondiale n’a que peu varié (71-72%).
A noter: la classe 351 représente près de 60% du total de manière stable.
|
|
|
Emploi (en milliers)
|
Production (en milliards de $)
|
|
|
Pays
|
1970
|
1980
|
1990
|
1970
|
%
|
1990
|
%
|
|
A
|
Pays développés
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Europe occidentale
|
1183
|
|
1027
|
|
|
|
|
|
|
Etats Unis
|
487
|
|
401
|
|
|
|
|
|
|
Japon
|
291
|
|
172
|
|
|
|
|
|
|
Autres pays développés
|
85
|
|
90
|
|
|
|
|
|
|
s/t 351
|
2046
|
1909
|
1690
|
|
|
|
|
|
|
Europe occidentale
|
1032
|
|
1032
|
|
|
|
|
|
|
Etats Unis
|
530
|
|
486
|
|
|
|
|
|
|
Japon
|
212
|
|
216
|
|
|
|
|
|
|
Autres pays développés
|
118
|
|
157
|
|
|
|
|
|
|
s/t 352
|
1892
|
1846
|
1891
|
|
|
|
|
|
|
Europe occidentale
|
2215
|
|
2059
|
49.4
|
28.0%
|
434.6
|
33.5%
|
|
|
Etats Unis
|
1017
|
|
887
|
54.1
|
30.7%
|
293.1
|
22.6%
|
|
|
Japon
|
503
|
|
388
|
15.6
|
8.8%
|
162.3
|
12.5%
|
|
|
Autres pays développés
|
203
|
|
247
|
5.7
|
3.2%
|
43.6
|
3.4%
|
|
|
Total
|
3938
|
3755
|
3581
|
124.8
|
70.7%
|
933.6
|
71.9%
|
|
B1
|
Pays en développement (sans Chine)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Asie de l'Est et du Sud
|
190
|
|
463
|
|
|
|
|
|
|
Amérique centrale et du Sud
|
164
|
|
299
|
|
|
|
|
|
|
Afrique
|
36
|
|
92
|
|
|
|
|
|
|
Moyen Orient
|
11
|
|
45
|
|
|
|
|
|
|
s/t 351
|
401
|
717
|
899
|
|
|
|
|
|
|
Asie de l'Est et du Sud
|
318
|
|
830
|
|
|
|
|
|
|
Amérique centrale et du Sud
|
266
|
|
401
|
|
|
|
|
|
|
Afrique
|
65
|
|
137
|
|
|
|
|
|
|
Moyen Orient
|
16
|
|
57
|
|
|
|
|
|
|
s/t 352
|
665
|
1158
|
1425
|
|
|
|
|
|
|
Asie de l'Est et du Sud
|
508
|
|
1293
|
4.1
|
2.3%
|
75.9
|
5.8%
|
|
|
Amérique centrale et du Sud
|
430
|
|
700
|
6.5
|
3.7%
|
73.3
|
5.6%
|
|
|
Afrique
|
101
|
|
229
|
1.0
|
0.6%
|
13.2
|
1.0%
|
|
|
Moyen Orient
|
27
|
|
102
|
0.4
|
0.2%
|
16.7
|
1.3%
|
|
|
Total
|
1066
|
1875
|
2324
|
12.0
|
6.8%
|
179.1
|
13.8%
|
|
B2
|
Chine
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
351
|
750
|
1875
|
2945
|
|
|
|
|
|
|
352
|
250
|
603
|
1095
|
|
|
|
|
|
|
Total
|
1000
|
2478
|
4040
|
7.3
|
4.1%
|
44.4
|
3.4%
|
|
C
|
Europe centrale et orientale, ex-Union soviétique
|
|
|
|
|
|
|
351
|
1417
|
1710
|
1778
|
|
|
|
|
|
|
352
|
539
|
621
|
665
|
|
|
|
|
|
|
Total
|
1956
|
2331
|
2443
|
32.3
|
18.3%
|
140.9
|
10.9%
|
|
Total monde
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
351
|
4614
|
6211
|
7312
|
|
|
|
|
|
|
352
|
3346
|
4228
|
5076
|
|
|
|
|
|
|
Total
|
7960
|
10439
|
12388
|
176.4
|
100%
|
1298.0
|
100%
|
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réalisateur : PLG AGS Entreprise
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