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F.E.C.C.I.A. Fédération Européenne des Cadres de la Chimie et des Industries Annexes 56, rue de Batignolles F-75017 PARIS tel.: 33 1 42 28 28 05 fax: 33 1 42 28 12 99 |
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Comité directeur de la FECCIA à Rome le 5 septembre 1998
Chimie européenne et mondiale: 1997, un grand millésime. La chimie européenne vient de boucler un excellent exercice 1997 (hausse du chiffre d’affaires de 7,1% à 384,9 Mrds d’ECUs, +5,4% en volume), suivie par la chimie américaine (+17,6% à 345,3 Mrds d’ECUs, à cause du taux de change du dollar, +4,4% en volume), tandis que la chimie japonaise est en difficulté (+5% à 178,6 Mrds d’ECUs, +3,2% en volume). En dehors du Royaume-Uni (-0,6% en volume), tous les pays de l’Union Européenne ont signalé une hausse de production. La palme de la croissance revient à l’Irlande avec 31,8%. La chimie européenne a enregistré une forte reprise sur son marché intérieur (hausse de 5,2% de la consommation apparente à 339,6 Mrds d’ECUs). La balance commerciale est excédentaire de 45,3 Mrds d’ECUs en 1997, contre 36 Mrds d’ECUs en 1996. Les investissements ont représenté 22,3 Mrds d’ECUs en 1997, en hausse de 7,8%. Mais les effectifs n’ont pas suivi, encaissant une nouvelle baisse de 1,5% pour passer en dessous de la barre des 1,7 million de personnes. HOECHST perd la première place au classement mondial 1997 au profit de Bayer et BASF ex aequo avec 31,7 Mrds $ de chiffre d’affaires. En dehors de HOECHST, le recentrage sur les Sciences de la vie continue à faire des adeptes: Monsanto, Du Pont. La Chimie de Spécialités sort enfin de l’anonymat (ICI est leader du secteur): Rhodia, Clariant, Ciba Speciality Chemicals, Solutia, etc. D’autres continuent à prôner les vertus de l’intégration: BASF, Bayer, Solvay, Elf Atochem. Pour l’exercice en cours, le CEFIC publie des prévisions particulièrement prudentes, soit une croissance de 3%. Ce " ralentissement " est lié à la fin du mouvement de reconstitution des stocks (qui aurait contribué à hauteur de 1% à la croissance de la chimie européenne en 1997) et à l’impact de la crise asiatique, difficile à évaluer. Le contexte général est une progression de 2,7% du PIB européen. L’investissement et la consommation intérieurs prennent le relais de l’export et de la reconstitution des stocks pour alimenter la croissance. L’effondrement de certaines devises en Asie va conduire les pays de l’Union Européenne à s’approvisionner en matières premières bon marché dans ces pays. Selon le CEFIC, une réduction de 3-4 Mrds d’ECUs de l’excédent commercial (7 Mrds d’ECUs) avec l’Asie réduirait la croissance de la chimie européenne de 1%. Sur le long terme, la crise asiatique va limiter les risques de surcapacité dans beaucoup de secteurs de la chimie par l’abandon des nombreux investissements colossaux. A plus long terme, les experts s’accordent à dire que l’Asie sera une zone de forte croissance, qui offrira de nombreux débouchés à la chimie européenne et la période reste propice à l’investissement. CEFIC (European Chemical Industry Council) Le nouveau Président, Bryan K. Sanderson, managing director de BP Chemicals, a choisi la compétition et la réputation de l’industrie chimique comme thèmes majeurs de son premier discours: - compétitivité: recentrage sur les points forts des grands groupes européens mouvements de concentration. La Chimie européenne est toujours leader mondial (28% du chiffre d’affaires mondial) et doit rester un lieu d’investissement attractif Les handicaps de la chimie européenne sont la pétrochimie (les vapocraqueurs américains sont sur éthane et les européens sur naphta, leur taille est insuffisante, ainsi que le réseau de pipes) et le coût du travail et des services. - dialogue et amélioration de l’image de la chimie discussion avec les organisations non gouvernementales (y compris Greenpeace) engagements de progrès programmes éducatifs " Chemistry for Life "
Trois rapports ont été édités par le CEFIC (en anglais) - CEFIC annual report 1997 - annual Responsible Care 1997 (Santé, Sécurité, Environnement) - CEFIC Science Education Award 1998 Le CEFIC dispose d’un site WEB très documenté: http://www.cefic.org
France (1ECU = 6,6 FF) Avec 5,8% de croissance, la chimie confirme son rôle moteur dans l’économie française et apporte une contribution décisive au commerce extérieur (exportations: 239,4; importations: 182,5 = +57 Mrds F; dont Parfumerie, cosmétiques: +27 et Produits pharmaceutiques: +15). Les effectifs croissent légèrement (230 000 en 1997 contre 227 000 en 1996). Allemagne (1ECU = 1,97 DM) La croissance a été au rendez-vous en 1997 avec 6,2% en volume. Les exportations ont atteint le chiffre record de 116 Mrds de DM, en hausse de 12,4%, et représentent 62% du chiffre d’affaires total (188,3 Mrds de DM). La balance commerciale (+48,9 Mrds de DM) est en hausse de 17,3%. Les investissements (12,2 Mrds de DM) sont en hausse de 3,4%. Les effectifs sont de 501 000 personnes en baisse de 3,2% par rapport à 1996 et devraient repartir à la hausse en 1998. A noter que, dans la partie Est de l’Allemagne, les effectifs sont passés de 180 000 en 1990 à 32 100 en 1997. Royaume-Uni (1ECU = 0,666 £) La livre pénalise l’industrie. Le Royaume-Uni n’a pas profité de l’embellie de la chimie en Europe sur l’ensemble de 1997. Pour la première fois depuis le début de la décennie, la production britannique a chuté de 0,6% en volume après avoir enregistré une hausse de 4,2% en 1996. Le chiffre d’affaires (35 Mrds £) est en recul de 2%. La balance commerciale (4,2 Mrds £) diminue de 4,5%, alors que les exportations sont en hausse de 4,9% en volume, mais en baisse de 2% en livres. La chimie britannique a souffert d’une baisse de la demande de son marché domestique, conjuguée avec la forte appréciation de la livre sterling. Les effectifs en encore reculé de 3% (246 000 en 1996 et 238 000 en 1997), en dépit des faibles coûts salariaux - les charges patronales sur les salaires les plus bas ne sont que de 3% . Italie (1ECU = 1 945 lires) Le marché intérieur italien a fait un bond de 6,8% à 101 000 Mrds de lires, grâce au redémarrage de certaines industries comme l’automobile. La production chimique a progressé de 3,7% en volume et le chiffre d’affaires de 5,9% à 86 800 Mrds de lires. La balance commerciale est déficitaire (-14 200 Mrds de lires) et s’est aggravée de 13,1%. Les effectifs sont toujours orientés à la baisse (-0,3% à 189 000 personnes en 1997). Pays-Bas (1ECU = 2,22 Fl) Après avoir enregistré un recul de 2% en 1996, le chiffre d’affaires de l’industrie chimique aux Pays-Bas est reparti à la hausse (14%) en 1997 pour s’établir à 56,9 Mrds Fl, dont la chimie de base représente 60,9%. Les bénéfices (7,1 Mrds Fl) sont en hausse de 22% et la rentabilité sur chiffre d’affaires est passée de 11,6% en 1996 à 12,5% en 1997. Pauvres en ressources pétrochimiques, mais riches en gaz naturel, les Pays-Bas restent l’une des places fortes de la chimie européenne (6% du CA total) . Cette activité tient également une part non négligeable dans l’ensemble de l’industrie néerlandaise puisqu’elle représente environ 18% du chiffre d’affaires, 20% des exportations, 25% des investissements et 30% de l’ensemble des budgets de R&D. A signaler que la cogénération est extrêmement répandue aux Pays-Bas; 30% de l’électricité est directement produite par ses utilisateurs. Les effectifs augmentent de 1% à 79 000 personnes. Belgique (et Luxembourg) (1ECU = 40,7 FB) Deux pôles d’excellence: la pharmacie et les biotechnologies. La chimie belge a connu une croissance de son chiffre d’affaires de 11,9% à 1326 Mrds FB. Elle a bénéficié d’une demande soutenue du marché intérieur (+16%) et d’effets de change favorable (balance commerciale: +12,2%). Le secteur pharmaceutique, fidèle a son image de pôle de croissance, a enregistré une croissance de 28,4% et atteint 15% du chiffre d’affaires total contre 10% au début de la décennie. Les taux d’utilisation des capacités sont restés élevés (84%) et les investissements (66,6 Mrds FB) ont été en hausse de 5%. L’effectif total était de 93 683 personnes au 30 juin 1997, auxquels il convient d’ajouter quelque 250 000 emplois indirects. 1000 emplois ont été créés, dont 450 dans l’industrie pharmaceutique. Espagne (1ECU = 167,4 PTA) Tous les indicateurs sont à la hausse. Au moment de son adhésion en 1986 à la Communauté européenne, l’industrie chimique en Espagne a bénéficié d’un afflux de capitaux étrangers sans précédent, entraînant une forte croissance du secteur, puis a subi un ralentissement au début de la décennie, et même une récession entre 1991 et 1993. La reprise, depuis 1994, s’est stabilisée, grâce à des restructurations, des concentrations d’activités, des alliances stratégiques et des investissements de compétitivité (cogénération). La chimie espagnole a réalisé un chiffre d’affaires de 6,3 Mrds PTA, en hausse de 5,4%, soit 13% des revenus industriels et 8% des exportations totales. Ses investissements ont atteint 249 Mrds PTA en 1997, en progression de 12%. Elle est encore très régionale (40% de la production est concentrée en Catalogne). Repsol est la principale compagnie espagnole, mais les groupes étrangers (BASF, Bayer, Hoechst, Du Pont, Dow ou encore Eastman Kodak) continuent à investir massivement. Elle emploie 122 500 personnes, en augmentation de 2%. Finlande (1ECU = 5,5 FIM) Le chiffre d’affaires est de 47 Mrds FIM en 1997 et ne s’améliore que de 1,7% par rapport à 1996, année de récession. L’évolution en volume est très contrastée: +5,1% dans les produits chimiques, +7,7% dans la transformation des matières plastiques et du caoutchouc, mais -6,4% dans les produits pétroliers. En hausse de 20%, les investissements se sont élevés à 2,2 Mrds FIM. L’Asie absorbe 12% de ses exportations (au total 20,7 Mrds FIM, en progression de 12%): c’est le pourcentage le plus élevé d’Europe. En 1997, les effectifs se sont accrus de 0,8%, dont 3% pour la transformation des matières plastiques, pour s’établir aux alentours de 40 300 personnes, ce qui représente 9,1% de la main d’oeuvre finlandaise. La chimie finlandaise est en troisième place dans l’industrie, derrière la métallurgie et l’industrie forestière. Danemark (1ECU = 7,5 KRD) La chimie danoise est en troisième position derrière la mécanique et l’agro-alimentaire. Son chiffre d’affaires en 1997 est de 36,3 Mrds KRD, en hausse de 6,7% et représente 10% de la production industrielle. Le Danemark abrite le siège de Boréalis (CA: 4 400 MKRD), même si celui-ci n’exploite aucune unité industrielle dans le pays. Le groupe pharmaceutique Novo Nordisk est spécialisé dans les enzymes et l’insuline (CA: 4 193 MKRD). Le solde de la balance commerciale est de 3,7 Mrds KRD, en hausse de 12%, pour 35 Mrds KRD d’exportations et 31,3 Mrds KRD d’importations. Les effectifs ont atteint 57 100 personnes, en hausse de 4,6% et un record absolu. Suède (1ECU = 9,2 KRS) En 1997, la production de l’industrie chimique suédoise a augmenté de 5,3% en volume et de 7% en valeur à 74 Mrds KRS. La balance commerciale est excédentaire de 4,9 Mrds KRS en 1997 contre 1,8 Mrds KRS en 1996 (exportations: 56,9 Mrds KRS, importations: 52 Mrds KRS). Les investissements sont de 8 Mrds KRS et sont globalement en progression sur les cinq dernières années. Les effectifs sont 33 500 personnes fin 1997. Les deux principales entreprises (Astra et Pharmacie & Upjohn) sont pharmaceutiques. L’unique vapocraqueur implanté à Stenungsund appartient à Boréalis (Danemark). Norvège (1ECU = 9,2 KRN) L’essentiel des revenus industriels de la Norvège provient de l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz de la Mer du Nord. Cependant l’industrie chimique et pétrochimique est peu développée. Le chiffre d’affaires est de 28,6 Mrds KRN en 1997, en hausse de 4,8%. Les exportations sont de 19,6 Mrds KRN en 1997 (+11,3%) contre 22,3 Mrds KRN pour les importations (+20%). Le déficit de la balance commerciale a triplé en un an. En 1997, la chimie norvégienne a investi 2 Mrds KRN, en recul de 3% par rapport à 1996. Les deux principaux acteurs sont Statoil, qui a cédé l’essentiel de sa chimie à Boréalis et Nork Hydro, numéro un mondial des engrais. Les effectifs sont de 14 000 personnes. Autriche (1ECU = 13,8 SCH) Le chiffre d’affaires est de 99 Mrds SCH en 1997, en augmentation de 6,5%. Le principal secteur est la transformation des matières plastiques (25% du CA), suivi de la pharmacie (15%), de la production de matières plastiques (11%), de la transformation du caoutchouc (7%), de la chimie organique (7%), de la chimie minérale (5%), des fibres (4%) et de la peinture (4%). Les exportations sont de 109,3 Mrds SCH (+4%), principalement avec les membres de l’Union Européenne, mais aussi avec l’Europe de l’Est (+26,2%), sur le continent américain (+26,9%) et l’Océanie (+24,9%). Les investissements sont de 9,4 Mrds SCH (+17,6% en 1997, après +19,1% en 1996). Cependant, pour la septième année consécutive, les effectifs ont reculé de 5,3% pour s’établir à 45 000 personnes, soit une perte de 12 000 personnes depuis 1990. OMV a restructuré son activité et la chimie ne représente plus que 20% de son chiffre d’affaires (78 Mrds SCH). Suisse (1ECU = 1,6 FS) La chimie suisse est en majorité tournée vers les sciences de la vie (Novartis, Roche) et la chimie de spécialités (Clariant, Specialty Chemicals, Alusuisse Lonza, etc.). Son chiffre d’affaires est de 34,4 Mrds FS en 1997, en hausse de 9,2% (+14,4% en volume). Les exportations sont de 29,6 Mrds FS et les importations sont de 16,8 Mrds FS, ce qui dégage une balance commerciale de 12,9 Mrds FS. Véritable pilier de l’économie suisse, avec près de 69 000 salariés, la chimie emploie 10% de l’ensemble des effectifs et se situe au deuxième rang des industries exportatrices. Grèce (1ECU = 340 Drachmes grecques) La Grèce compte 458 entreprises chimiques sur les 3600 de l’ensemble de l’industrie. Les résultats de l’industrie chimique grecque ne sont pas encore publiés, mais selon les estimations le chiffre d’affaires devrait progresser de 9,5% et les exportations de 10%. Spécialisée dans les produits chimiques, les caoutchoucs et plastiques, les cosmétiques, les détergents et les produits pharmaceutiques, cette industrie emploie environ 29 000 personnes. |