RAPPORT POUR LE COMITE DIRECTEUR DE LA F.E.C.C.I.A.
L. CARRIERO
CIDA/FEDERMANAGER – Italie
LONDRES, le 24 SEPTEMBRE 2004.
1) CONSIDERATIONS SUR L’INDUSTRIE CHIMIQUE EN ITALIE
Dans la période 2000-2003 l’économie internationale a ralenti. Malgré cela l’industrie chimique mondiale a poursuivi sa croissance avec des taux supérieurs à ceux de l’industrie et de l’économie. Pendant cette période le PNB mondial cumulé est cru de 8%, la production industrielle de 8%, le secteur de la chimie de 9,5%. Toutefois on peut attribuer cette production aux Pays émergents, où on a réalisé la plupart des investissements mondiaux, plutôt qu’aux Pays développés, ou le secteur de la chimie a traversé une crise, qui n’est pas encore dépassée.
La situation dans les Etats Unis et en Europe va s'améliorer.
Selon les prévisions les plus récentes, la production chimique en 2004 et 2005 pourrait croître aux Etats Unis de 3,4 et 4,0%, en Europe de 2,3 et 2,7%. Naturellement l’Extrême Orient devrait croître de 7,7 et 6,7%.
En Italie, la reprise économique est encore plus lente que dans les autres pays européens, et les prévisions pour la chimie italienne sont inférieures à ceux de la chimie en Europe : 2% par an dans la période 2004-2005 contre 2,5%.
La chimie en Italie présente, en plus des facteurs de crise européens, des problèmes propres au système économique et social italien et du secteur de la chimie en particulier.
Dans les dernières années, la demande nationale de produits chimiques a été négative, compensée par une croissance des exportations.
Toutefois le taux de change €/$ a réduit d’une manière très grave la profitabilité des entreprises qui exportent dans les marchés de la zone dollar.
Dans la même période les différentiels d’inflation entre l’Italie et plusieurs pays européens contribuent à la réduction de la profitabilité, sans possibilité de dévaluer la monnaie, comme dans le passé.
La possibilité d’améliorer la profitabilité est strictement dépendante de la résolution des problèmes structurels du secteur et du pays.
La Commission sur la Chimie, constituée l’année passée par FEDERMANAGER, a individualisé, parmi d’autres, les problèmes critiques suivants qui doivent être affrontés et résolus pour le futur de la chimie en Italie:
Ø Le rapport entre l’environnement, l’industrie et la population.
Ø Les ressources humaines, la formation, la recherche scientifique et l’innovation.
Ø Le prix de l’énergie.
Ø Le système des transports insuffisant et coûteux.
Ø La difficulté de développer les entreprises à cause de lois très nombreuses et de la lenteur de la bureaucratie.
Ø La structure de l’industrie chimique fractionnée en milliers de petites et très petites entreprises.
Le 26 mars 2003, FEDERMANAGER et la Confindustria ont signé un accord, qui complète l’accord signé en 2002, et qui concerne en particulier:
· L’engagement à réviser l’avis commun sur les interventions de soutien du revenu en cas de chômage, pour être présenté au Gouvernement et être traduit en loi. La révision a été signée le 22.7.2003.
· La définition des critères qui devront être la base de renouvellement du contrat de travail qui allait être à échéance à la fin de 2003, et qui devra concerner :
Ø La constitution d’un organisme bilatéral Confindustria – FEDERMANAGER pour gérer le fond intégratif de soutien des cadres en cas de chômage
Ø Le renforcement du système de prévoyance complémentaire (PREVINDAI), par l’augmentation des contributions des entreprises
Ø L’amélioration des services intégratifs d’assistance sanitaire (FASI), par l’augmentation des contributions des entreprises
Ø Le fonctionnement effectif du Fondirigenti (Fondazione Taliercio) pour contribuer à la formation continue et au financement de l’activité pour réorienter la professionalité des cadres en cas de chômage
Ø La définition de la dynamique de la rétribution au niveau individuel.
Les négociations sont en cours.
La Commission Nationale sur le Secteur Chimique a été constituée en avril 2003 par Federmanager, pour examiner et évaluer les problèmes du secteur de la chimie en Italie, pour proposer les actions nécessaires, et pour collaborer à leur solution.
· Rapport
Comme première action de son activité, la Commission a présenté, en octobre 2003, le rapport sur l’état de la chimie en Italie. Dans ce rapport sont illustrées les propositions de politique industrielle des cadres supérieurs à mettre à la disposition des composants sociaux et institutionnels, pour pousser le dialogue social et consolider et développer la chimie en Italie.
· Conférence de janvier
Pour 2004, la Commission a décidé de commencer le dialogue social pour atteindre les objectifs susmentionnés, et a programmé une série de conférences et de débats. La première conférence s’est tenue à Milan le 28 janvier sur : “L’industrie chimique en Italie: problèmes et propositions de développement”, à laquelle soit des universitaires, soit des chercheurs et cadres supérieurs du secteur chimique ont participé.
· Audition au CNEL
Le 2 février 2004, une délégation de la Commission a été invitée à une audition par la VI Commission du CNEL (Conseil National de l’Economie et du Travail), qui est en train de développer une enquête sur l’industrie chimique en Italie, pour recueillir des observations et des propositions à donner au Gouvernement et aux parties sociales.
· Conférence d’avril
L’événement le plus important de cette année a été sûrement la Conférence: “Italie: quelle industrie sans chimie ?” A la Conférence, du 19 avril, ont participé, parmi d’autres, le chef du département économique de Federchimica, le Coordonnateur de l’Observatoire National pour la Chimie, qui fait partie du Ministère de l’Industrie, et le Président de la Commission des Activités Productives de la Chambre des Députés.
Pendant les deux Conférences et l’Audition, la Commission a confirmé ce qui est ressorti par le Rapport:
Ø La chimie a un rôle stratégique pour l’entier système industriel et il faut relancer le secteur avec une politique industrielle et investissements pour résoudre les problèmes structurels de l’économie italienne et les problèmes spécifiques du secteur;
Ø Il faut développer la recherche et l’innovation des entreprises, qui désormais sont surtout de petites dimensions ou tout au plus moyennes ;
Ø Il faut aider la croissance des entreprises et mieux utiliser les pôles chimiques existants pour créer des districts équipés par des infrastructures et des services suffisants.
· Consortiums
A l’occasion du workshop du 19 avril, la Commission a proposé la constitution des consortiums avec la participation des petites et moyennes entreprises du secteur chimique localisées dans une certaine zone, les administrations locales et les centres de recherche, pour avoir l’opportunité de réaliser des synergies et développer la recherche, et garantir de cette façon un future à l’industrie chimique en Italie.
Cette proposition a été diffusée par plusieurs articles de magazines spécialisés et a été bien évaluée par l’Association des entrepreneurs de Ravenne, qui a offert de collaborer avec Federmanager pour réaliser un consortium des entreprises localisées dans les Provinces de Bologne - Ferrara - Ravenne.
· Groupes d’étude
Enfin, la Commission s’est divisée en groups d’étude pour approfondir les arguments les plus importants pour le future de l’industrie chimique: Recherche et développement, districts et consortiums industriels; Polimeri Europa. Ces groups sont en train de compléter les études, qui seront diffusés.
· Organisation
En même temps, on a constitué un réseau de cadres supérieurs comme représentants de la Commission au niveau territorial, distribués sur tout le pays dans les zones les plus importants à cause de la présence d’entreprises chimiques, pour approfondir les problèmes spécifiques de chaque zone.
Pour le futur proche, les objectifs sont :
· Poursuivre les activités commencées
· Développer les rapports entre la Commission et les Fédérations territoriales
· Poursuivre le dialogue avec les sujets institutionnels et politiques
· Développer le dialogue avec les organisations de représentation des entrepreneurs de la chimie (Federchimica, Confindustria, Confapi).